Un trésor dans un grenier ! - Le Temps Tunisie
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Un trésor dans un grenier !

Mercredi 13 Avril 2016
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◗ Le tableau découvert à Toulouse serait bien un Caravage dont lavaleur serait estimée à 120 millions d’euros.

Découvert par hasard dans un grenier près de Toulouse, un tableau intitulé “Judith et Holopherne” aurait bien été peint par l’artiste italien Le Caravage, selon plusieurs experts. Si son authenticité est confirmée, sa valeur serait estimée à 120 millions d’euros.
Un trésor de l’histoire de la peinture a-t-il ou non été découvert ? Pour l’expert Eric Turquin, cela ne fait aucun doute.
La toile baptisée “Judith et Holopherne” est une “authentique” œuvre du Caravage qui l’aurait peinte entre 1600 et 1610, a-t-il affirmé hier lors d’une conférence de presse.
L’œuvre a été découverte par hasard en avril 2014, près de Toulouse. Confrontés à une fuite d’eau, les propriétaires d’une maison décident de faire ouvrir la sous-pente pour la maîtriser.
Dans le grenier, ils découvrent alors cette toile. Salie mais en bon état, le tableau est envoyé à un commissaire-priseur toulousain pour être authentifié. Face à cette œuvre d’une telle qualité, le commissaire fait appel au cabinet Turquin pour l’expertiser.
Le mois dernier, le ministère de la Culture avait interdit le tableau de sortie du territoire dans l'attente de son expertise. Et la sentence tombe aujourd’hui: selon l’expert, il s'agit donc bien d'un original.
Nettoyé, radiographié, analysé, le tableau aurait été peint entre 1600 et 1610 soit lors de la fin de vie du Caravage (1571-1610).
“Cet éclairage particulier, cette énergie typique du Caravage, sans corrections, d'une main sûre, et les matières picturales, font que ce tableau est authentique”, a déclaré Eric Turquin.
Il représente “Judith, grande héroïne biblique, veuve de la ville de Béthulie, qui a accepté de rejoindre sous sa tente Holopherne, général de Nabuchodonosor, qui assiège la cité”, précise le cabinet d'expertise. La scène montre la décapitation de ce dernier.
Eric Turquin a reçu un soutien de taille en la personne de Nicola Spinoza, ancien directeur du musée de Naples et l’un des grands spécialistes du Caravage.
“Il faut reconnaître dans la toile en question un véritable original du maître lombard, presque certainement identifiable, même si nous n'avons aucune preuve tangible et irréfutable”, indique M. Spinoza dans son compte-rendu d'expertise.
Malgré cet appui, “il y aura plus de controverses que d’expertises”, a déclaré Eric Turquin.

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