21ème édition du festival des tentes à Hazoua (Tozeur): Une ode aux traditions bédouines - Le Temps Tunisie
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21ème édition du festival des tentes à Hazoua

21ème édition du festival des tentes à Hazoua (Tozeur): Une ode aux traditions bédouines

Dimanche 22 Mars 2015
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21ème édition du festival des tentes à Hazoua (Tozeur): Une ode aux traditions bédouines

Aux portes du désert, entre les dunes d’un sable brûlant et d’un ciel limpide, une vie où le temps ne semble pas couler, une tribu survit aux frasques de la modernité et aux intempéries d’une nature souvent capricieuse.

Blottie au fin fond du désert, la tribu de Hazoua conserve ses traditions berbères où la simplicité de la vie se mêle à la quiétude mystique des lieux. C’est dans ce décor féérique que les habitants du village ont planté le décor de la 21ème édition du festival des tentes de Hazoua.

Soucieux de pérenniser le charme envoutant de leurs coutumes de nomades, les membres de la tribu ont invité les festivaliers à se joindre à eux durant trois jours. Le festival qui a commencé le 20 mars, date emblématique pour tous les Tunisiens. Il baissera son rideau aujourd’hui. En attendant le prochain rendez-vous, laissons-nous emporter par une vie enchanteresse à souhait entre dance, courses et spectacles traditionnels.

Un éventail de surprises inédites

Au cœur de cette nature préservée, les festivaliers ont découvert les secrets bédouins et propres aux cultes du sud tunisien. Grâce à un programme alléchant et amoureusement concocté par les organisateurs, l’ambiance était légère, festive et surtout hors-norme.

Lors de l’ouverture du festival, un hommage a été rendu à la Tunisie. Le drapeau tunisien a été levé flottant dans les cieux du désert libre et digne. Tous les présents ont fredonné en chœur l’hymne national. Un tableau inaugural a été assuré par les jeunes enfants de Hazoua.

Dans ce village frontalier, Hazoua a hérité d’un arsenal traditionnel hétéroclite mélangeant à merveille les coutumes des nomades algériens et celles des nomades tunisiens. Ce qui a enrichi les activités du festival. Installés confortablement dans leurs tentes mises en place la veille du festival, les invités ont assisté émerveillés aux expositions conçues spécialement pour l’art des tentes. Le savoir-faire et le doigté des bédouins étaient mis en exergue au plus grand plaisir des festivaliers. Des expositions sur la richesse des matières avec lesquelles les nomades de Hazoua créent jusqu’à nos jours leurs tentes : tente des métiers et industries artisanales, tente des poteries et couvertures, tente des plantes sahariennes, tente des plats populaires, tente «histoire étrange» ou encore tente du chef des pasteurs.

Pérenniser les traditions ancestrales

Cette 21ème édition est une ode qu’organisateurs et habitants du village voulaient rendre à leur Histoire, leurs racines et leur culte. Les trois soirées du festival étaient rythmées de musique d’antan, de défilés des habits bédouins, de jeux auxquels tout le monde est invité à participer.

Un grand hommage est rendu à la femme bédouine par le biais de défilés pour les costumes de mariage et de danses traditionnelles des bédouines. Les couleurs étaient éclatantes et les tissus chatoyants. Le regard espiègle et le visage jovial, les jeunes filles paradaient joyeusement et dignement sur le sol brûlant.

Cet hymne rendu à la bédouine ne s’arrêtait pas là. Les défilés cristallisaient toutes les étapes du mariage traditionnel (el Marhoul, el Warrada, el Ghawra, la demande en mariage, el Jahfa, el Marboua, el Mawkil). Les séquences étaient jalonnées de spectacles de musique berbère, des jeux populaires, des courses de «sloughis» et de lévriers et de spectacles équestre «Fantasia».

Des excursions entre les dunes étaient organisées au grand bonheur des festivaliers.

En cette 21ème édition du festival des tentes de Hazoua, les visiteurs ont également pu profiter de la gastronomie locale, des mets traditionnels. Ils se sont mêlés aux jeux populaires et ont plongé dans la vie ancestrale grâce aux séances de lecture des poèmes une lecture de poèmes d’antan.

En cette dernière journée du festival, les organisateurs ont prévu un concours que la radio locale anime. Une conférence sera animée par le chercheur Amine El Bouazizi cédant la place à une soirée musicale à la belle étoile.

Le charme ancestral des cultes sahariens continue et la «tribu résiste».

Melek LAKDAR

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