Après Shell et EnQuest, c’est au tour d’ENI ! - Le Temps Tunisie
Tunis Mercredi 28 Octobre 2020

Suivez-nous

Oct.
28
2020

Des entreprises pétrolières quittent la Tunisie

Après Shell et EnQuest, c’est au tour d’ENI !

Mardi 17 Février 2015
نسخة للطباعة
Après Shell et EnQuest, c’est au tour d’ENI !

On apprend que la compagnie énergétique italienne «ENI», vient de mettre fin à ses activité en Tunisie. Le groupe pétrolier informe via une lettre officieuse les services du ministère de l’Industrie de cette décision.  Le groupe justifie sa décision par le refus des autorités tunisiennes du renouvellement de son permis d’exploration à Borj Elkhadra. Entre temps, le groupe entame des négociations avec une banque d’Affaires (Crédit Suisse) pour la cession de ses actifs en Tunisie. Pour l’histoire, ce n’est pas la première fois que le groupe Italien,  présent en Tunisie depuis plus que 50 ans, menace de quitter le pays. Car, il semble que son management n’a pas supporté les tensions sociales qui ont affecté, selon ledit groupe, la rentabilité de leur activité, outre le non-renouvellement du permis d’exploration de Borj Elkhadra, après avoir investi environ 150 millions de dinars. Quoi qu’il en soit, il semble que  la liste des compagnies énergétiques qui ont quitté la Tunisie, n’est pas close. Deux semaines auparavant, deux grandes compagnies pétrolières, Shell et EnQuest en l’occurrence, ont déjà pris la décision de quitter la Tunisie, faute d'accord avec les autorités tunisiennes. 

Deux sorties 

C’est ainsi, que la Compagnie Shell explique cette décision par le refus des autorités tunisiennes de lui accorder les autorisations nécessaires d’explorations. D’ailleurs, elle a demandé quatre avant, les autorisations pour un projet d’exploration dans le centre du pays. Un projet dont les coûts étaient estimés à quelque 290 millions de dinars. A cet égard, il convient de rappeler que cette même compagnie a eu une autorisation, qui date du 1er  septembre 2012, pour le forage de 4 puits pétroliers dans la région du Centre. Mohamed Lamine Chakhari ancien  ministre de l’industrie, s’était félicité à l’époque de cet accord qui prévoit l’utilisation des nouvelles techniques de forages. Chakhari ainsi que le pouvoir politique exerçant à cette date parlaient de l’utilisation de la fracturation hydraulique, pour extraire les hydrocarbures non conventionnels, principalement le gaz de schiste. D’où, il semble logique la décision de ce groupe de quitter le pays. 

Même constat, enfin presque, pour la compagnie pétrolière britannique, EnQuest qui a plié bagages faute de compromis avec les autorités tunisiennes. La décision a été annoncée le 2 février de l’année en cours, puisque la direction d’EnQuest n’a pas achevé formellement  l'acquisition du champ pétrolier Didon et le permis d’exploration Zarat, pour une enveloppe de 23 millions de dollars. A cette date, les intérêts de ce champ sont ainsi récupérés par la société  PA Resources, titulaire du permis Zarat. 

Total cèderait les « murs et les terrains » de ses stations-services !

Une autre information qui vient de tomber. Total réfléchit  de céder des murs et terrains de ses 3 900 stations-service installées sur le continent africain, selon « Jeune Afrique ». L’information  telle qu’elle est révélée précise que c’est le directeur marketing et services de Total en  Afrique, qui a précisé  que le groupe pourrait « céder le foncier des stations-service à un fonds d'investissement pour en devenir les locataires », à l’occasion de la conférence Afrique annuelle du groupe, tenue à Paris quelques jours auparavant. Explications ? Aucun détail n’est par contre avancé. Mais, quand un groupe « se débarrasse » d’un patrimoine foncier pour finalement en devenir locataire, nombre de questions s’imposent ! Des questions qui concernent la stratégie du géant pétrolier qui est le seul parmi les grands groupes à avoir gardé son activité de distribution. Va-t-il céder ses stations-services ? La Tunisie étant concernée par ladite décision, devrait connaître un changement au niveau de l’activité de distribution, principalement pour la situation foncière des stations-services Total. Auprès du Total Tunisie, on nous recommande de contacter le service presse à Paris. Sollicité par téléphone, on nous recommande d’envoyer un mail au service presse du groupe. La réponse en provenance de Paris n’a pas tardé. Quentin Vivant, du service presse au groupe Total explique que cette réflexion est relative à la cession des murs des stations-services. « Pour être tout à fait clair, céder les murs des stations ne veut pas dire du tout arrêter. Il s’agit de confier la charge du patrimoine foncier (murs/terrains) à une autre entité et donc devenir locataire des murs, afin de mieux se concentrer sur son cœur d’activité. C’est assez fréquent dans la grande distribution par exemple. Les enseignes ne sont pas forcément propriétaires des murs mais les louent pour y installer leurs rayons de denrées alimentaires et produits divers », explique-t-il. Il précise encore « avec l’exploration-production et le raffinage-chimie, la branche marketing et services est l’une des 3 activités stratégiques du groupe Total ». 

 

A noter 

Une « conférence-room » à Tunis autour du gaz de schiste

British Gaz, a organisé hier à Tunis, une réunion autour des aspects techniques du gaz de schiste à l’échelle mondiale ainsi qu’en Tunisie. Une réunion animée par David Anderson, expert en énergie.

Zied DABBAR