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Justice

Le blogueur Yassine Ayari condamné à un de prison ferme

Mercredi 21 Janvier 2015
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Le blogueur Yassine Ayari condamné à un de prison ferme

Le tribunal  militaire  a condamné hier le blogueur Yassine Ayari à un an de prison ferme. Cela veut dire que sa peine  de trois ans en première instance  a été commuée  mais que sur le principe l’accusation est  maintenue.

Rappelons que le bloggeur en question se trouvait à Paris lors de sa condamnation initiale à laquelle il a fait opposition avant de venir en Tunisie, où il a été arrêté dès son arrivée à l’aéroport. 

Il devait rester libre malgré l’exécution immédiate  mentionnée  dans le jugement, conformément à  la procédure.

Toutefois, au cours de l’audience, le tribunal a émis un mandat de dépôt à son  encontre, afin qu’il soit  placé en détention, alors que l’affaire a été renvoyée  à la date d’hier.

Entre-temps il a été entendu le 12 janvier sur les chefs d’inculpation dont il  faisait l’objet à savoir :

-Diffamation et outrage public à l’encontre d’officiers supérieurs et cadres au ministère de la défense, insultes publiques et allégations de fausses informations.

-Propagation de rumeurs susceptibles de perturber les unités militaires et faisant croire à l’existence  de graves problèmes au sein de l’institution telle  que la démission de l’actuel chef- d’Etat major  de l’armée de terre.

-Accusations sans preuves  de certains dirigeants, d’abus financiers

Des condamnations qui sont passibles de lourdes peines de prison.

Les avocats de  Yassine  Ayari  se sont d’abord retirés de la salle, suite à l’interdiction  d’accès aux journalistes par la présidente . « On n’est pas dans une  caserne mais dans un tribunal ! » s’étaient-ils exclamés.

Quelque temps plus tard, la présidente s’est rétractée en permettant l’accès à la salle pour quelques journalistes.

Au cours de leur plaidoirie, les avocats  ont  été unanimes à invoquer le défaut de procédure et le non-fondé des accusations à l’encontre de leur client.

Concernant le défaut de procédure ils ont soutenu que leur client n’a pas été convoqué au départ à son adresse actuelle mais à sa dernière adresse connue. Par ailleurs ils ont soulevé l’incompétence du tribunal militaire.

En tout état de cause  et sur le fond  les avocats ont soutenu que les accusations dirigées contre leur client ne sont pas fondées, ne serait-ce que pour l’absence de l’élément moral, Yassine Ayari n’avait aucunement l’intention de nuire à la réputation des officiers  et des cadres du ministère de la défense.

Le tribunal a jugé en vertu de l’intime conviction du juge et les avocats sont en mesure d’interjeter appel conformément à la procédure.

A.N