Transport, énergie, phosphate…. : une équation de second degré à résoudre entre gouvernement et centrale syndicale - Le Temps Tunisie
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Conjoncture

Transport, énergie, phosphate…. : une équation de second degré à résoudre entre gouvernement et centrale syndicale

Samedi 17 Janvier 2015
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L’économie tunisienne continue d’être ballottée par les vents ravageurs d’atermoiements et d’incertitude. En attendant la formation du gouvernement, les choses évoluent en dents de scie sauf sursaut salvateur, la situation économique risque de sombrer dans le Chaos. Les partis politiques qui s’activent maladroitement et dépourvus de points de repères précis, parlent d’un plan d’urgence de 100 jours après la prise de fonction du prochain gouvernement, soit fin février début mars 2015. D’ici là, les tensions sociales atteignent leur paroxysme et la partie s’annonce chaude entre gouvernement et syndicat. La grève sauvage des agents du transport public en est un exemple éloquent de ce bras de fer inopportun dans un contexte marqué par la hantise du terrorisme aveugle qui peut sévir à tout moment. Les quatre jours de débrayage ont coûté à la Transtu plus 420 mille dinars outre les dégâts matériels et immatériels qui ont touché les usagers du transport public. Outre le secteur du transport public, le secteur de l’énergie, des mines et des phosphates pâtit des problèmes endogènes et exogènes concourant négativement à l’élargissement  du déficit commercial, à la baisse des exportations du phosphate voire à la perte sèche de valeur ajoutée du secteur dans la croissance économique du pays.  Kamel Bennaceur, ministre de l’Industrie, de l’Energie et des mines a d’ailleurs sonné hier la sonnette d’alarme quant à la fragilité de la situation au sein du GCT. « Une situation critique qui menace des milliers d’emplois en raison de la forte baisse de ses stocks de phosphate », clame-t-il
Par ailleurs et côté énergie, la question d’ajustement des prix à la pompe alimente le débat en supputations favorisées par la chute libre des cours internationaux de l’or noir qui s’établissent  au dessous de la barre des 50 dollars. A ce niveau, le gouvernement Jomâa se veut ferme : il est hors de question de revoir à la baisse des prix à la pompe. Une conjoncture tumultueuse attisée par des revendications sociales à la pelle. Verra-t-on un épilogue en forme ?  Un pacte social est devenu expressément indispensable pour mener le pays à bon port.

Yosr GUERFEL AKKARI