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2018

Charlie-Hebdo n’est pas mort…

Nous sommes tous solidaires…

Samedi 10 Janvier 2015
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Ce n’est pas horrible, ce n’est pas terrible, ce n’est pas abominable, c’est au-delà des mots ; et de ce qu’ils peuvent véhiculer comme sens… Parce que contre la barbarie bête et méchante, où qu’elle se trouve, là où elle sévit, et où elle choisit à chaque fois, d’étendre ses hideuses tentacules, pour frapper en plein cœur, il y a juste la nausée. Le sentiment de vouloir vomir ses tripes parce que tout ce qui est abject, révulse, et tout ce qui est injuste, révolte, lorsque l’absurde prend le pas sur tout le reste, et que la vie s’égare par un éclat de fer.
Pourquoi ? Au nom d’un Islam, qui n’est pas l’Islam : la religion du prophète Mahomet n’ayant rien à voir avec cette histoire, sauf un immense malentendu. Ce malentendu s’est avéré meurtrier. Et Charlie-Hebdo vient d’en payer le prix fort…
Chab, Wolinski, Cabu, Tignous, mais aussi Honoré, Bernard Maris, et tous les autres : douze en tout, -dont deux policiers, sans compter les blessés dont quatre dans un état très critique-, qui se seront illustrés par leur esprit libre et frondeur, ainsi que leur refus de se faire complice de l’injustice, quelle que soient les atours dont elle se pare, s’étaient faits les défenseurs de la liberté d’expression, et de la liberté tout court, au sein d’un journal satirique, dont la ligne éditoriale consistait à pourfendre le politiquement correct, et les embrigadements de toutes sortes, qu’ils soient idéologiques ou autres, avec pour uniques armes, un humour, bien souvent caustique, une immense empathie ainsi qu’un sens aigu de l’observation des Hommes, et des choses d’ici-bas, croquant les évènements de la planète, un crayon ou une plume à la main. Tout simplement.
Ils viennent hélas!, d’être sacrifiés  sur l’autel de la plus bête, et de la plus crasse des ignorances : celle qui conduit au pseudo-Jihadisme ; celui-là même qui n’induit qu’un seul sens : le terrorisme. Un terrorisme aveugle et obtus, qui ne connaît pas de frontières…
Ce n’est pas seulement la France qui vient d’être frappée en plein cœur. « Nous sommes tous Charlie », et c’est la moindre des choses.     

  Samia HARRAR

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