Egypte: Moubarak blanchi de l'accusation de complicité de meurtre - Le Temps Tunisie
Tunis Mercredi 19 Septembre 2018

Suivez-nous

Sep.
20
2018

Egypte

Egypte: Moubarak blanchi de l'accusation de complicité de meurtre

Dimanche 30 Novembre 2014
نسخة للطباعة
Egypte: Moubarak blanchi de l'accusation de complicité de meurtre

La justice égyptienne a abandonné, hier, les charges de complicité de meurtre qui visaient l'ancien président Hosni Moubarak accusé d'avoir donné ordre de tirer sur les manifestants qui réclamaient son départ en 2011. La répression du soulèvement populaire avait fait 846 morts

L'ancien ministre de l'intérieur Habib el Adli et six conseillers sont également blanchis des accusations de complicité de meurtre. L'ex-dirigeant égyptien ainsi qu'un ancien ministre du pétrole sont par ailleurs acquittés des charges de corruption qui les concernaient pour avoir autorisé des exportations de gaz vers Israël.

M. Moubarak avait été transporté en hélicoptère de l'hôpital militaire du Caire, où il est incarcéré, au tribunal, installé dans une académie de police. L'ancien président ne serait toutefois pas libéré puisqu'il purge actuellement une peine de trois ans de prison pour une autre affaire de corruption.

La décision de la justice devait initialement être rendue le 27 septembre, mais le juge l'avait ajournée, arguant qu'il n'avait pas eu assez de temps pour finir la rédaction des 2 000 pages d'attendus. Lors d'un premier procès, M. Moubarak avait été condamné en juin 2012 à la prison à perpétuité. Cette sentence avait été annulée pour des raisons techniques et l'affaire rejugée.

Durant le nouveau procès ouvert en mai 2013, la plupart des témoins  – des hauts responsables de la police et de l'armée en poste sous Moubarak – ont livré des témoignages jugés favorables à l'accusé.

En outre, les procès de M. Moubarak, très médiatisés au départ, sont aujourd'hui éclipsés par ceux de son successeur, l'islamiste Mohamed Morsi. Ce dernier a été renversé en juillet 2013 par l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah Al-Sissi.

M. Morsi et la quasi-totalité des dirigeants de sa confrérie des Frères musulmans sont actuellement derrière les barreaux et encourent la peine de mort. Ils sont rétroactivement accusés par les médias et une grande partie de l'opinion publique d'être derrière les violences politiques qui ont secoué le pays depuis 2011.

Mots-clés: