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Maher Ben Aïssa, à propos de la décision des présidents des clubs de reprendre le Championnat :

«Le respect de l’intérêt national a prévalu»

Jeudi 27 Novembre 2014
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«Le respect de l’intérêt national a prévalu»

Comme annoncé précédemment, 14 des 16 présidents de la ligue 1 s'étaient réunis en conclave le 12 novembre (exception faite du CA et du CSS) avec comme principale mesure la décision de boycotter la compétition en attendant que leurs autres  doléances soient accordées: Subventions financières, renvoi des contributions au fisc d'une année, réunion avec la FTF pour débattre des problèmes de l'arbitrage, etc. Seulement voilà, l'amicale des présidents réunie encore une fois lundi fit machine arrière et décida en présence de seulement (8) clubs de reprendre la compétition sans toutefois avoir eu gain de cause. Les 75 mille dinars promis par la tutelle ne représentant pratiquement rien pour certaines écuries tellement leurs dettes sont faramineuses. Nous avons approché le coordinateur de l'amicale Maher Ben Aïssa le président Marsois pour plus d'éclaircissements à ce sujet. Entretien:

Le Temps :  Une machine arrière qui a pris de court plus d'un d'autant que vous n'avez obtenu que des miettes et encore?

Maher Ben Aïssa: 

Nous avons tenu à ce que tous les clubs appartenant aux ligues 1 et 2 demeurent unis et solidaires. Nous avons senti que les caisses de l'état étaient au plus mal, vides. Donc ce n'est que partie remise le temps que la ligue 2 termine les deux matches qui lui restent et nous les cinq journées à disputer d'ici la trêve. Nous avons tenu à ne pas perturber la préparation et la participation de notre équipe nationale à la prochaine CAN. Vous voyez donc que nous avons agi par patriotisme et par respect de l'intérêt majeur de l'état.

Oui mais Jalel Krifa le vice président de l'ESS  n'a apprécié qu'à moitié cette approche allant jusqu'à qualifier l'amicale de défaitiste?

Il a raison d'être en colère sur un seul point, celui du refus de la FTF de nous recevoir pour débattre des problèmes de l'arbitrage. Pour le reste, nous n'avons rien à nous reprocher du moment que nous avons reporté nos doléances pour la reprise de la seconde phase.

Soit mais cette décision n'a été cautionnée qu'en la présence de seulement huit clubs! Ce qui lui ferait perdre théoriquement de son poids, de son impact?

Ecoutez, on ne peut pas exiger la présence " physique" de tous les présidents dont certains résident très loin. Gabès, Djerba, Zarzis, Gafsa ,etc ne sont pas à la porte à côté vous en convenez. Mais que l'on se rassure, les concertations étaient en continu avec les absents par téléphone et nous jouissons de leur aval illimité et sans la moindre restriction.

Satisfait donc?

Absolument dans la mesure où nous ne cherchons pas l'affrontement, l'escalade. Nous sommes pour le consensus, pour l'intérêt national. Autre point important, c'est nous avons décrété l'arrêt de la compétition et c'est toujours nous qui avons décidé à l'unisson sa reprise en accordant un billet de sortie aux instances le temps qu'ils se tournent et répondent favorablement à nos quêtes et doléances qui demeurent faut-il le souligner avec force d'actualité jusqu'au début de la phase retour....

Entretien conduit par Mohamed Sahbi RAMMAH