L’Histoire a parlé. La parole à l’avenir - Le Temps Tunisie
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L’Histoire a parlé. La parole à l’avenir

Dimanche 23 Novembre 2014
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Comme l’histoire ne peut revenir en arrière, la Tunisie, elle, ne peut que poursuivre sa marche inexorable vers la liberté, la démocratie et la concrétisation des objectifs de la Révolution.

Dans un monde en déliquescence, c’est une condition sine qua non pour sa survie, pour le développement et le bien-être du peuple, pour le rattrapage du train de la civilisation.

C’est, également, la volonté du peuple tunisien, incontestablement le plus habile a avoir négocié avec les moindres dégâts, le virage révolutionnaire et d’avoir défendu les acquis de la Révolution, sans sombrer dans l’enfer de la violence et l’anarchie, tels d’autres pays, dits du « Printemps arabe », malheureusement, confisqué par des esprits malintentionnés, détourné de sa trajectoire et vidé de ses symboliques.

Le constat est certes positif, mais ne doit en aucun cas nous faire sombrer dans l’optimisme béat.

Car le processus balisé par le sang des martyrs, le combat quotidien des différentes franges de la société et le pénible apprentissage démocratique durant la longue période transitoire, ne doit en aucun cas s’arrêter à mi-chemin.

Les législatives ont eu lieu et elles étaient, de l’avis du monde entier, un succès. La présidentielle à son tour se présente comme un nouveau défi, une nouvelle épreuve, un baromètre du degré de matûrité du peuple et de la classe politique.

Pour la première fois de leur histoire, les Tunisiens élisent, aujourd’hui, d’une manière démocratique et transparente leur président au suffrage universel direct.

Une opportunité à ne pas rater et également une grande responsabilité engageant l’avenir du pays et des générations futures.

Parce que pour que le scrutin ait un sens, il faut que tous les Tunisiens en âge de voter aillent élire en leur âme et conscience le candidat qui les a le plus convaincus ; le candidat au-dessus des partis et des tiraillements politiques, le président de tous les Tunisiens et le plus apte à défendre les intérêts du pays et à renforcer l’unité nationale.

C’est une nouvelle chance pour les Tunisiens d’affirmer leur volonté, de conforter la transition politique et d’alerter les futurs dirigeants du pays sur leurs attentes, leurs préoccupations et sur les solutions d’urgences escomptées pour des dossiers aussi brûlants que périlleux : l’éradication du terrorisme, la restauration de la cohésion nationale, la relance de l’économie, la lutte contre le chômage et les disparités régionales….

Sans doute, s’agit-il aujourd’hui, d’une compétition démocratique, comme c’est le cas des pays avancés. Mais que la cause soit entendue au premier tour, ou, qu’on aille de nouveau aux urnes pour un deuxième, le futur Président ne saurait être autre chose que le Président du peuple. Il doit s’en montrer digne parce que le peuple c’est d’abord et au final la souveraineté nationale