Les LPR à l’épreuve du fascisme - Le Temps Tunisie
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2018

L’éditorial

Les LPR à l’épreuve du fascisme

Mardi 11 Novembre 2014
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Rien qu’à étudier leur mode opératoire, on décèle aisément  des similitudes avec les factions de Mussolini (El Facio), avant  d’asseoir sa dictature et celles d’Hitler, qui ont lancé la chasse aux sorcières contre les juifs, sous prétexte qu’ils sont communistes.

Menaces, violence, tracts, c’est comme cela  qu’opèrent les groupuscules fascistes.

A une ou quelques variantes près,  les hommes des Ligues de protection de la Révolution, pourtant dissoutes,  utilisent les mêmes procédés. L’intimidation des Tunisiens, les actes de violence – ça leur connaît – et maintenant, des menaces dans les règles, ouvertement véhiculées sur leurs pages Facebook, menaçant de mettre le pays à feu et à sang,  si jamais  l’élu de leur cœur n’est pas élu au détriment de leur ennemi juré.

Au nom de la protection  de la Révolution – concept fallacieux à la naissance et Dieu pardonne ceux qui les y  auront légalement autorisés – ils basculent carrément dans le fascisme. Car, c’est cela le fascisme qu’ils pratiquent, même s’il n’y a pas de composante raciste.  Le fascisme n’est pas, en effet,  le racisme. Il se nourrit de  slogans caciques,  toujours au nom d’une Révolution qui n’en est pourtant pas une,  et à terme, il s’agit d’instaurer l’ordre nouveau  fut-ce par la violence. Mais, au fait, à qui profite «le crime» ?

Quelque part, celui qu’ils croient servir,  devrait  se raviser et s’apercevoir  que c’est un cadeau empoisonné. Le parti auquel s’identifient ces « révolutionnaires » de la vingt-cinquième heure, ne peut qu’en être ébranlé parce qu’ils sont en train de le dévier  de sa vocation militantesque et, surtout, de sa philosophie - un peu  de gauche, certes – mais, essentiellement, bâtie sur les réquisits des droits de l’Homme.

Ce parti, se complait, aujourd’hui, dans l’appui de tendance salafiste, érigée, malheureusement,  en idéologie, mais une idéologie qui fait appel à des  bras armés. La vox populi a, pourtant, dit son mot aux législatives : peu de sièges par rapport à 2011. Il se peut qu’elle change d’avis à la présidentielle. Mais, quelques uns parmi ses membres croient que la réussite ou le retournement de situation, passe par l’invective. Et hop ! On met presque  tout le monde dans le même sac. Un tout « respectable » membre du parti et, néanmoins, député, n’a rien trouvé de mieux que de porter plainte contre dix-neuf candidats, dont, bien sûr, Caïd Essebsi, et aussi Slim Riahi… 

Pour quel motif ? Allez savoir…

Raouf KHALSI