Sons de cloche - Le Temps Tunisie
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Sons de cloche

Vendredi 24 Octobre 2014
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Sons de cloche

A deux  jours des élections et avant l’entrée en vigueur de la période de silence électoral, nous clôturons avec trois partis en course pour les législatives et trois circonscriptions différentes à savoir : Sousse,  Sfax 2 et Kasserine.  

 

Hafedh Zouari, Tête de liste Afek Tounes à la Circonscription de Sousse

« Le travail, rien que le travail pour faire sortir le pays du gouffre »

« Les problèmes de la région sont essentiellement liés à l’infrastructure et à l’agriculture. Il faut mettre en place un plan de réaménagement  et de modernisation de manière à faire face à l’habitat anarchique. L’artisanat devra faire également l’objet d’un plan de redéploiement. Il importe aujourd’hui de redynamiser le secteur, un secteur actuellement sinistré  qui subit actuellement les aléas  endogènes et exogènes. L’objectif étant de lui permettre de jouer pleinement son rôle de relais au tourisme balnéaire. Aux alentours de Sousse, la perle du Sahel, il y a des lieux naturels qu’il faut  exploiter afin de  diversifier les niches et l’offre touristique et donner une autre dimension à la région.

Le port d’Enfidha fait partie de nos priorités. Il faut prendre une décision et mettre en place un plan stratégique à long terme de manière à faire de la région une zone logistique et ce en attendant de  faire d’Enfidha d’ici 20 ans un pôle économique d’envergure.

Il reste beaucoup à faire, toutefois il n’existe pas de recette magique et nous ne pouvons pas tout revoir, dans un si peu de temps et  par un coup de baguette magique.  Les Tunisiens n’ont pas d’alternatives. Il faut bosser, retrousser les manches et rompre avec le système d’assistance qui a gangréné la société tunisienne des décennies durant. Le travail, le travail, rien que le travail pour ne pas crever de faim. Il y a des délégations et même des quartiers populaires pas loin de la capitale qui vivent dans des conditions de vie lamentables. Des situations qui me rappellent les années 60 et 70. Pour retrouver le bon chemin, il faut un retour sans tarder à un pouvoir de l’Etat et des institutions. Outre les dysfonctionnements de l’ancien système, la défaillance de l’Etat au cours des quatre dernières années n’ont fait qu’empirer la situation »

 

Jawhar EL Ahmadi, tête de liste du parti Al Majd à la circonscription de Sfax 2 

« Il faut revoir les contrats des marchés publics contractés sous le régime Ben Ali dont Enfidha et Taparura …»

« Notre parti a fixé 10 points essentiels dans son programme pour la circonscription de Sfax 2. Il s’agit de développer les lignes de métro-légers, faire face à l’encombrement et à la pollution.  Nous proposons la création d’un centre international des sciences et des Technologies, la création d’un nouveau complexe sportif et d’une zone franche. La création d’une zone franche est une condition essentielle à la dynamisation économique et commerciale de la région mais aussi à l’allégement de la pesanteur et l’encombrement qui pèse sur le port de Radès.

D’autres dossiers font partie de notre priorité au sein du parti Al Majd. Il s’agit généralement de la révision des contrats de marchés publics contractés sous le régime Ben Ali, des contrats suspectés dont celui rattaché au projet Skhira. Un projet polluant en suspens, pour l’instant laissé aux calendes grecques.  Nous proposons également la création d’une agence municipale pour le développement et d’un centre de recyclage des déchets dans la délégation d’el Agereb. Le projet de Taparura lancé pour permettre la réconciliation de la ville de Sfax avec la mer, est un projet en attente. C’est le désert total rien n’a été fait et nous n’avons rien vu à part ses effets néfastes sur les habitations limitrophes du projet et qui ont été lésées par l’élévation du niveau de l’eau. En l’absence d’une plage, la région sombre dans la monotonie et dans le vide. Il y a une véritable carence au niveau des centres de loisirs, des centres de vie, à Sfax. Une anomalie qui agace énormément les habitants de la ville. Les problèmes de liaisons aériennes sont à prendre en considération. A part les campagnes promotionnelles, nous n’avons rien vu de concret.  Finalement, nous sommes pour l’accélération de la mise place des conseils régionaux et des conseils locaux.  Aujourd’hui la décentralisation du pouvoir est un droit constitutionnel. Il faut prendre les décisions d’une manière horizontale, partir des sources des problèmes pour trouver les solutions idoines. »

 

Abdelaziz Essayhi, tête de liste du mouvement Wafa à la circonscription de Kasserine 

« Il faut  rompre totalement avec le passé, avec  le système de despote, le système de corruption » 

« Nous appelons tout d’abord à rompre totalement avec  le système de despote, le système de corruption et le jugement des comptes  avec les symboles de l’ancien régime. Révéler la vérité toute la vérité sur les événements et sur les actes commis dans  la région de Kasserine au cours de la Révolution du janvier 2011, est une revendication légitime.  Dévoiler la réalité des ressources naturelles dont jou it la région (phosphate et Halfa) et la promotion  du secteur agricole font également partie de nos priorités pour la région. Par ailleurs, nous sommes pour la promotion du secteur industriel et pour l’encouragement du secteur privé à investir dans l’infrastructure, dans les autoroutes et le réseau de routes agricoles. L’emploi est un droit et fait partie des premières revendications de la Révolution. Nous sommes d’ailleurs pour le favoritisme positif  au profit des  jeunes de la région de Kasserine. 

Nous nous attellerons à régulariser la situation des bénéficiaires du mécanisme 16.  Par ailleurs et  « last but not least », nous appelons au rapprochement des services de santé, à la création d’un hôpital régional, à la création d’un complexe universitaire  et à l’amélioration des conditions de l’enseignement primaire. 

Et pour lutter contre le terrorisme cette menace rampante, nous sommes pour la restructuration du système de la sécurité et pour la redéfinition de la relation entre le citoyen et l’agent de sécurité. Il faut mettre une stratégie nationale pour la lutte contre le terrorisme. Seul le développement de la région pour la faire sortir de la zone d’ombre notamment les délégations de Foussana, Tala et Friana  permettra d’éradiquer les origines du terrorisme. »

Recueillis par Yosr GUERFEL AKKARI