L’explosif cocktail ! - Le Temps Tunisie
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Politique, sport et religion

L’explosif cocktail !

Mercredi 22 Octobre 2014
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Mêler politique et religion dans un premier temps, puis maintenant le sport, pour compléter  la trilogie,  à quelques jours des élections.

Voici, donc, le cocktail post-révolution, « offert », malicieusement, au peuple tunisien, par ceux qui tirent les ficelles en usant de tous  subterfuges et  moyens.

La guerre des chaînes TV vient, en effet, de céder du terrain au domaine du sport, avec des déclarations provocantes, pleines de haine et de rancœur.

Jadis, les présidents  des clubs se trouvaient côte à côte, dans les tribunes  donnant une belle image de fair-play, tout en étant soumis à un code de conduite reflétant à la fois  leur rang et leur degré de civisme et de maturité.

La victoire  ou la défaite, peu importait pour eux, l’essentiel  est de se concurrencer sur le rectangle vert et de mouiller le maillot dans un cadre bien strict de loyauté  et d’esprit sportif.

Les anciennes  générations se souviennent  certainement des compétitions intermaghrébines  organisées chaque année,  pendant l’été avec fusion des joueurs de l’EST, du CA, de l’ESS et du CSS. Elles se remémorent, également, des anniversaires  des grands clubs avec des invitations adressées  à bon nombre  des joueurs de toutes  les équipes, pour prendre part à ces festivités. Elles ont toujours en mémoire, les matches contre Anderlecht et ce fameux but de l’ex-marsois, Taoufik Ben Othman,  dans les filets de l’équipe belge,  ou celui de l’ex-arianais,  avant d’être  transféré au Club Africain, après  son transit  à Monaco, Taoufik Belguith, dans les filets de la Juventus.

C’était la belle époque où le sport tunisien, en général et le football tunisien, en particulier, se distinguait  par son orgueil. Un orgueil basé  essentiellement sur la  correction, la discipline,  le respect et la bonne conduite du public, notamment. Il serait, néanmoins, injuste de passer sous silence  le rôle d’éducateur modèle que tenaient certains responsables des clubs. Ceux-ci  tenaient absolument à ce que la barbe soit rasée de près et  les chaussures cirées avant de fouler  le terrain, tout en incitant les joueurs à serrer cordialement la main de l’arbitre  et de leurs adversaires,  avant et après la rencontre !

Vous voyez bien ce qu’on a perdu comme habitudes, depuis que ces dirigeants  ont disparu de la scène. Une forte majorité d’entre eux,  ont tiré leur révérence. Puisse Dieu les accueillir en Son éternel Paradis.

Raouf CHAOUACHI

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