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L’Etoile battue à Bizerte.. Le Club Africain s’invite au leadership

Mardi 21 Octobre 2014
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L’ESZ, seule équipe invaincue
L’Etoile battue à Bizerte.. Le Club Africain s’invite au leadership

La huitième journée a apporté plus que du nouveau. L’Etoile y a connu sa première défaite et concédé ses premiers buts. Et si l’Espérance de Zarzis a évité son premier échec, elle n’en a pas moins perdu sa virginité.

Les quatre déplacements  des meilleurs classés que nous avons estimés comme risqués, n’ont finalement débouché que sur le trébuchement du leader qui se trouvait  seul sur le classement. Les trois autres déplacements qui intéressaient l’étape supérieure du tableau ont été pour leurs auteurs, plus confortables qu’on s’y attendait. Le Club Africain, le CSSfaxien et le Stade Tunisien ont même cartonné et en dépit du nul blanc de Monastir,  la journée a même réussi une moyenne de deux buts. Mais son principal résultat reste le léger tassement qu’elle a produit dans l’actuelle hiérarchie.

L’Etoile  n’est plus désormais seule en point de mire, le Club Africain est venu lui tenir compagnie alors que le Stade Tunisien et surtout le CSSfaxien a qui il manque une journée apparemment très serrée. L’Espérance à l’arrachée, le CSHammam-Lif, viennent de rejoindre l’ESZarzis,  pour constituer le gros de bataillon qui n’a pas encore démissionné.

Enfin, des cinq plus classés,  seule l’ASDjerba n’a pas perdu, ce qui lui a permis de n’être plus seule à la tenir le rôle, peu enviable de lanterne rouge.

Ce bilan, basé  uniquement sur des chiffres ne dédouanerait pas pour  passer sans silence le tout juste moyen technique qu’a pu atteindre la journée dans la manière avec laquelle on a joué.

Certes,  le CABizertin eu égard à l’adversaire qu’il avait à traiter peut être accrédité d’une prestation  honorable Encore, faudrait-il prendre en compte l’inefficacité  de l’Etoile de l’absence inhabituelle de toute initiative pour prendre en main l’entrejeu.

A Kairouan, le CSSfaxien s’est montré plus réaliste que dominant. Son style et son comportement ont, encore une fois, imposé le respect. Il montre de plus en plus visiblement un profil qui cadrerait bien avec celui d’un futur champion. Mais, cela est une autre paire de manche, car en plus de l’Etoile qui peut dépasser son récent échec, il faut bien compter avec un Club Africain qui a le droit aussi de rêver. Même à Gafsa, celui-ci a beaucoup peiné avant de donner un échantillon de ce dont il est capable  quand il laisse exploser ses véritables potentialités.

Le Stade Tunisien quatrième voyageur intéressé par cette journée à risques, a fait, lui aussi, comme les grands. Il a su attendre la deuxième mi-temps pour réussir son meilleur score jusqu’ici.

On a dit plus haut que le CSHL et l’Espérance de Tunis se sont contentés d’un petit but pour avoir trois points chez eux.

Ajoutons, quand même que si le succès des banlieusards a été laborieux, celui de l’Espérance  n’a tenu lui aussi qu’à si peu de choses. Non pas que l’ESMetlaoui ait présenté un réel danger, mais c’est la façon de jouer qu’ont adopté les « sang et or » qui les a plus menacés. S’ils ont dominé la rencontre en long et en large surtout en seconde mi-temps, c’est plutôt parce que les visiteurs ont choisi exclusivement de jouer le contre. 

L’étalage excessif des gestes gratuits des locaux et leur obsédante lenteur furent une preuve que leur forme physique et surtout mentale ne peut leur permettre  d’occuper avant quelque temps l’avant-scène de la compétition.

Disons, pour finir que par le temps, dans lequel passe notre football et sa fragilité dans tant de domaine. La huitième journée n’a pas manqué de nous donner l’espoir de voir dans les mois sinon les semaines qui viennent une empoignade à plusieurs têtes où ni l’Etoile ni ses deux compères clubistes de Tunis et de Sfax ne sont encore ni sûrs de rien mais que rien ne les empêche de viser le titre dès aujourd’hui.

M.ZOUBEIDI

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