Dénonciation de 50 mutations hors le gouvernorat qui compte «pourtant un grand nombre de postes vacants» - Le Temps Tunisie
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2019

Hier, à Sfax, grève des enseignants du primaire

Dénonciation de 50 mutations hors le gouvernorat qui compte «pourtant un grand nombre de postes vacants»

Mardi 30 Septembre 2014
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Les enseignants du primaire ont observé, hier, à Sfax, une grève générale régionale.  En revanche, le travail a repris dans les délégations régionales de l’Education après la levée du sit –in des instituteurs.
Les cours ont été suspendus hier dans l’ensemble des écoles primaires de la région de Sfax, suite à la grève générale  régionale des instituteurs. Ces derniers, ont en effet suivi le mot d’ordre  du syndicat régional de l’enseignement primaire pour protester contre ce que Rabeh Warda, secrétaire général du syndicat qualifie de retour à la centralisation de la prise de décision concernant les affectations et les mutations. A ce propos, ce dernier dénonce : «  Les décisions unilatérales du ministre de l’Education portant  mutation d’une cinquantaine d’institutrices et d’instituteurs, hors du gouvernorat de Sfax, qui compte un grand nombre de postes vacants ». Lesdites mutations sont considérées d’autant plus inacceptables qu’elles touchent un grand nombre d’enseignantes, mères de familles qui se prévalent d’une certaine ancienneté et qui sont remplacées parfois par des célibataires, alors qu’il s’agit d’écoles implantées dans des centres urbains. D’autre part, le secrétaire général du syndicat régional de l’enseignement à Sfax, fait remarquer que les nominations contestées sont autant préjudiciables aux instituteurs en provenance d’autres régions qu’à ceux originaires de Sfax, dans la mesure où elles provoquent « la dispersion des familles » dans les deux sens.
Sur un autre plan, Warda dénonce ce la « perturbation de la rentrée scolaire » qu’il attribue aux erreurs commises par le ministère de tutelle. On croit savoir à ce propos que plusieurs postes ne sont pas encore pourvus.
Ainsi donc,  dans le cadre de l’option pour l’escalade, hier, à l’issue d’un rassemblement comptant quelques centaines de personnes, devant le siège de la délégation de l’Education Sfax 1, les instituteurs ont observé un sit-in devant le siège du gouvernorat, au cours duquel,  ils ont scandé des slogans hostiles au ministre de l’Education et au gouverneur de la région, pour son attitude qualifiée de passive.
Pour rappel, le bras de fer  engagé entre le ministère de l’éducation et le syndicat dure depuis quelques jours. L’épreuve de force avait été déclenchée suite à la nomination, à l’école primaire Essidra à Sakier Ezzit, d’un nouvel instituteur, célibataire, en lieu et place d’un institutrice ayant une certaine ancienneté, par l’entrée en une grève ouverte de ses collègues qui s’étaient insurgés contre ce qu’ils qualifiaient de nomination parachutée et d’autant plus arbitraire que le nouveau collègue ne répond pas aux critères requis du point de vue ancienneté. Ces derniers protestaient également contre « Les menaces de sanctions administratives  brandies à l’encontre du directeur de l’école Essidra à Sakiet Ezzit, s’il ne se soumettait pas à la décision ministérielle en remettant l’emploi du temps à l’instituteur nouvellement recruté. »
L’escalade s’était poursuivie avec la fermeture à deux reprises des sièges des deux délégations  de l’éducation, pour une durée de deux jours à chaque fois, pour culminer avec la grève générale régionale d’hier afin d’amener le ministère de l’Education à revenir sur les nominations et les mutations qualifiées de parachutées.
Des solutions en perspectives
D’après une source auprès de la délégation régionale de l’Education Sfax1, une commission sera dépêchée le 1er octobre prochain pour trouver une issue à ce bras de fer et examiner éventuellement une révision desdites décisions.

Taieb LAJILI

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