Un Tunisien condamné au Canada pour avoir tenté de tuer sa femme - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 23 Septembre 2018

Suivez-nous

Sep.
24
2018

Un Tunisien

Un Tunisien condamné au Canada pour avoir tenté de tuer sa femme

Dimanche 31 Août 2014
نسخة للطباعة

L’affaire remonte à 2011, au mois de novembre précisément. Lorsque le mari avait tenté d’assassiner son ex-épouse en pleine rue, en lui assénant pas moins de 17 coups de couteau, alors que le couple était censé discuter les modalités de visite de leur fille âgée de 3 ans.

Ayant débarqué à Montréal en 2006, ce couple avait pourtant vécu des moments de bonheur et de sérénité, jusqu’en 2010 quand l’époux avait commencé à devenir violent et n’hésitant point à agresser sa compagne qui a dû en fin de compte porter plainte et le jeter en prison pour 4 mois. Depuis, leur quotidien est devenu une succession de querelles. Impossible dès lors de continuer à cohabiter sous le même toit, d’où la décision de séparation à l’amiable. Une procédure qui a été scellée au cours de cette même année, 2011.

Restaient certaines formalités à régler entre les époux désormais séparés, entre autres le droit de visite. Un rendez-vous était ainsi convenu entre le mari et son ex-épouse pour en discuter. Dans un lieu public, d’ailleurs, à la demande de la jeune femme qui redoutait a priori une réaction violente de son ex. Elle était à mille lieues d’imaginer que ce dernier lui préparait une désagréable surprise et qu’il était prêt à tout pour laver l’affront de l’avoir jeté en prison, puis d’avoir intenté la procédure de séparation qu’il s’est trouvé acculé à accepter.

En tout cas, leur entrevue allait avoir une issue tragique, puisque l’homme aurait subitement exhibé un couteau, avant de s’acharner sur son ex-conjointe, lui assénant pas moins de 17 coups, notamment à la tête, mais l’atteignant également dans plusieurs parties de son corps. Il l’a laissée ensuite baignant dans une mare de sang, avant d’aller se constituer prisonnier. Il croyait, bien entendu, l’avoir achevée, mais la femme a été secourue rapidement et sauvée in extremis d’une mort certaine. Elle a dû toutefois séjourner trois semaines à l’hôpital.

Ce n’est que récemment que le coupable est passé en jugement, la cour se montrant particulièrement intransigeante, puisque le condamnant à dix-sept ans et demi de réclusion criminelle.

M.B.A

Mots-clés: