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Difficiles pourparlers entre Palestiniens et Israéliens au Caire

Le retour à la violence à Gaza ne tient qu’à un fil

Mercredi 13 Août 2014
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Le retour à la violence à Gaza ne tient qu’à un fil

Les négociations entre Israéliens et Palestiniens sont «difficiles», a déclaré hier un membre de la délégation palestinienne, alors qu’un responsable israélien a indiqué qu’aucun progrès n’avait été réalisé dans les pourparlers indirects.

Au deuxième jour d’une trêve de 72 heures qui semble respectée par les deux camps dans la bande de Gaza, la délégation palestinienne a repris les négociations avec les médiateurs égyptiens, après une réunion de neuf heures la veille, et les Israéliens sont revenus au Caire.

«Le fossé entre les parties est grand et il n’y a pas de progrès dans les négociations», a déclaré un responsable israélien sous le sceau de l’anonymat.

Le Hamas et ses alliés tentent de mettre un terme au blocus imposé à la bande de Gaza par Israël et l’Egypte.

«Les négociations sont difficiles», a commenté Moussa Abou Marzouk, vice-président du bureau politique du Hamas, sur son compte Twitter.

Les pourparlers en cours sont «les plus sérieux, intenses et difficiles», a déclaré Khaled al Batch, un dirigeant du Djihad islamique allié du Hamas, dont les propos sont rapportés par l’agence de presse officielle égyptienne Mena.

«Nous ne pouvons pas dire qu’une issue a été trouvée. (Encore) vingt-quatre heures et nous verrons si nous parvenons à un accord», a dit à Reuters un responsable palestinien proche du dossier, sous couvert de l’anonymat.

Les Palestiniens souhaitent disposer d’un port de mer. Israël a indiqué qu’un accord pourrait être trouvé sur ce point sous réserve de futures négociations sur un accord de paix permanent.

L’Etat hébreu continue de limiter l’accès à Gaza, de crainte de voir le Hamas reconstituer son arsenal avec des armements en provenance de l’étranger. Israël exige aussi des garanties sur le fait que les matériaux de construction susceptibles d’être acheminés à Gaza ne soient pas utilisés par les activistes palestiniens pour creuser de nouveaux tunnels leur permettant de s’infiltrer sur son territoire.

La délégation palestinienne a accepté que les opérations de reconstruction à Gaza soient dirigées par le gouvernement d’union composé de technocrates nommé en juin par le Hamas et le Fatah, mouvement du président Mahmoud Abbas basé en Cisjordanie.

Depuis le déclenchement le 8 juillet de l’opération «Bordure protectrice» par Israël pour mettre fin aux tirs de roquettes en provenance de Gaza, 1.938 Palestiniens ont été tués, dont une majorité de civils, selon les services de secours.

Israël a pour sa part fait état de 67 morts, dont 64 militaires.

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