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L’éditorial: La paix : qui la voudra? Qui pourra?

Dimanche 10 Août 2014
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Le retour au langage des armes dans la bande de Gaza était prévisible et ne surprend personne.

Qui pouvait s’attendre à un succès des négociations indirectes du Caire alors que les positions des protagonistes sont dès le départ inconciliables?

Les Palestiniens veulent tout simplement la fin du blocus de Gaza et les Israéliens la démilitarisation du Hamas et des autres factions palestiniennes.

Autrement dit Israël entend maintenir éternellement le statu quo et acculer les Palestiniens à vivre dans une prison à ciel ouvert et dans des conditions inhumaines en leur ôtant tous les moyens de résistance et de révolte.

Inadmissible pour un peuple qui a perdu tout espoir d’une solution diplomatique à son épineuxproblème, mais qui garde intacte la verve de la lutte et des sacrifices pour le recouvrement de ses droits légitimes.

Seulement, la révolte a un prix. Un prix fort que les Palestiniens payent chaque fois de leur vie et de leur sang.

La dernière agression israélienne contre Gaza a fait près de 2000 morts, 10000 blessés et de 6 à 8 milliards de dégâts matériels. La liste est destinée à s’allonger car les bombardements reprennent de plus belle et les civils palestiniens continuent de mourir.  Y aura-t-il une fin à cette tragédie ?

Apparemment non en l’absence de toute volonté des grandes puissances de s’aligner du côté du droit et tant que l’équilibre des forces et la conjoncture régionale favoriseront Israël.

Sauf que celui ci laisse à chaque agression des plumes. 64 de ses soldats ont trouvé la mort lors des derniers affrontements. C’est significatif! une première.

Mais le plus important et qui joue en faveur de la cause palestinienne c’est l’image d’Israël qui s’érode à travers le monde.

Devant les images macabres et l’ampleur des destructions, il lui est de plus en plus difficile de jouer sur l’argument sécuritaire et de faire avaler à l’opinion publique internationale et même aux capitales occidentales la pilule de la lutte contre le terrorisme. On se rappelle la position du président français accordant une totale caution à Israël. Son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a eu quand même le courage de rectifier le tir en dénonçant le « carnage » de Gaza. Mais est-ce suffisant ?

Il faut trouverabsolument une solution et c’est ce même ministre qui la suggère cette semaine : imposer une solution globale aux parties. La question est: qui voudra et surtout qui pourra la mettre en œuvre ?

Lotfi OUENNICHE

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