Mais on est encore écarté du Top 5 des producteurs mondiaux!.. La production nationale en phosphate a atteint 2,087 millions de tonnes au cours du premier semestre de l'année 2014 - Le Temps Tunisie
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La production du phosphate en hausse de 74%

Mais on est encore écarté du Top 5 des producteurs mondiaux!.. La production nationale en phosphate a atteint 2,087 millions de tonnes au cours du premier semestre de l'année 2014

Vendredi 8 Août 2014
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Mais on est encore écarté du Top 5 des producteurs mondiaux!.. La production  nationale en phosphate a atteint 2,087 millions de tonnes au cours du premier semestre de l'année 2014

La Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) a réussi de produire environ 2 millions de tonnes de phosphate commerciale aux termes des six premiers mois de l’année en cours, contre 1,2 millions de tonnes durant la même période de l’année écoulée. Une hausse de 74% en dépit des débrayages brusques et fréquents affectant la production de phosphate à Redeyef, outre l’arrêt total de l’usine à Oum Larayes,  durant plusieurs mois. Constat : la production nationale reste en deçà des objectifs annoncés par la direction de la CPG. Des prévisions qui tablent sur une production avoisinant 2,65 millions de tonnes. C’est ainsi qu’il serait difficile, à ce rythme de production, d’atteindre une production de 5,5 millions de tonnes. Quelques années auparavant la Tunisie produisait environ 8 millions de tonnes annuellement, tout en étant le troisième producteur mondial en la matière.  Actuellement, avec les 2 millions de tonnes produites en six mois, la Tunisie se trouve écartée du TOP 5 mondiale cédant sa place à des pays comme l’Arabie Saoudite dont la production dépasserait les 8 millions de tonnes tout en sachant que sa production était quasiment nulle en 2010. 

A qui incombe la responsabilité ?

Chercher à connaitre  les raisons de la chute de la production nationale du phosphate, la seule réplique et prétexte invoquent les grèves, les blocages des routes et les sit-in observés principalement au niveau du bassin minier. Trois ans durant, ladite région n’en fini pas encore avec cette calamité de sit-in.  A vrai dire, ce mécontentement populaire fut observé depuis le soulèvement du Bassin minier en 2008. Et depuis aucune mesure n’a été prise pour répondre aux revendications de la population locale pour en finir avec ce phénomène de protestations. Les gouvernements de transitions (quelle que soit la couleur partisane) a fait la sourde l’oreille face  aux revendications pressantes des citoyens ainsi que les cris de détresse lancés par des responsables de la CPG. La seule mesure prise   d’est limitée à renforcer le personnel de la société qui commençait déjà à perdre sa compétitivité. Au moins 8000 agents y travaillent, alors que des entreprises similaires peuvent être tournées avec seulement 4000 employés. Et à chaque fois, le discours officiel accuse la population locale- qui est  malgré tout responsable- d’être la cause de ce drame. De toutes les manières, le gouvernement devra au moins initier des solutions pour en finir avec cette situation intenable de la CPG. Des solutions qui devraient dépasser les pilules de recrutement ou celle de la création d’entreprises à travers l’essaimage. La CPG, quant à elle devrait faire preuve de citoyenneté. Si elle arrive à dépenser 1% de son chiffre d’affaires dans des activités d’ordre social, tel qu’il est permis par la loi, elle pourra en finir avec cette situation. Si la situation devrait empirer ! 

A noter 

Les quantités de phosphate commercial ont été produites par les laveries de Metlaoui, avec 727 mille tonnes, celles de Kef Eddour, avec 567 mille tonnes et dans les deux unités de production de Mdhilla, avec 613 mille tonnes, alors que les quantités issues de l'unité de recyclage de Redeyef n'ont pas dépassé 122 mille tonnes et celles de l'unité d'Oum Larayes n'étaient que de 57 mille tonnes.

Zied DABBAR

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