A mari ganté, une femme édentée ! - Le Temps Tunisie
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Fait de société

A mari ganté, une femme édentée !

Samedi 26 Juillet 2014
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Une histoire, mais deux versions différentes, diamétralement opposées. Une affaire d’un couple déchiré à peine trois ans après avoir juré fidélité et amour pour toute la vie. Or, les accrocs ont débuté très tôt, au point que le mari n’a pas hésité à battre sa douce moitié, sa cousine de surcroît. Certes, la bonne femme n’a pas manqué de porter plainte, mais elle a fini par la retirer, et tout est rentré dans l’ordre.
Mais ce n’était que partie remise, car le bonhomme allait remettre ça, avec une nouvelle plainte et une nouvelle réconciliation. Le conjoint s’en est ainsi sorti par deux fois sans la moindre anicroche ou égratignure. A la troisième, toutefois, il était bon pour se retrouver seul à gérer son quotidien, l’épouse ayant cette fois déserté le domicile conjugal. Mieux, déterminée d’en finir avec ces agressions à répétitions, elle n’est pas allée par quatre chemins.
Première phase, elle est allée voir un médecin, qui lui a prescrit plus de 20 jours de repos, suffisant pour envoyer le conjoint cogneur en taule. Car le second pas à entreprendre était bien entendu de déposer plainte, avançant cette attestation délivrée par le médecin, signifiant que la patiente a perdu une dent.
Mais le conjoint en question n’était pas du même avis ; il a commencé tout d’abord par nier catégoriquement l’accusation d’agression, allant plus loin pour affirmer que ce n’était en fait qu’un coup monté de toute pièce. Une histoire manigancée par sa femme lorsqu’elle a su qu’il a entamé une procédure en divorce. Or, ni ses arguments, ni la plaidoirie de l’avocat de défense marchant dans son sillage et demandant purement et simplement l’acquittement, n’ont pas pesé lourd dans la balance, puisque la cour, convaincue de sa culpabilité, l’a condamné à 6 mois de prison ferme.
Mais ce n’est pas fini, pour autant, le bonhomme pas du tout convaincu de la sentence n’a pas manqué d’interjeter appel et passer une nouvelle fois en jugement, mais pour voir cette seconde cour confirmer le premier verdict et l’envoyer à l’ombre pour six mois…

M.B.A