Il s’entraînait en Libye et combattait en Syrie - Le Temps Tunisie
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Fait de société

Il s’entraînait en Libye et combattait en Syrie

Samedi 26 Juillet 2014
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Un jeune homme âgé de 33 ans a comparu en état d’arrestation devant la 2ème chambre criminelle du tribunal de première instance pour répondre d’affiliation à un mouvement terroriste dans le but d’atteindre des objectifs à caractère politique et également accusé d’avoir participé à des entrainements au tir à l’arme dans un pays limitrophe.
L’affaire remonte à 2012, année au cours de laquelle l’inculpé avait  connu le prénommé Bilel Chaouachi membre actif du mouvement salafiste radical « Ansar Echariaa ». Ce dernier est arrivé à le convaincre d’aller se battre en Syrie. L'inculpé a commencé par s’installer en Libye dans un camp d’entraînement pour la formation de jihadistes d’où manipulation des armes à feu et autres exercices.
Une fois prêt pour les combats il s’est rendu en Syrie où il a été affilié à la section nommée »L’armée de Mohamed »Il a été chargé de veiller à la sécurité de citoyens syriens contre des attaques de certaines fractions terroristes dangereuses. Puis après avoir participé à quelques opérations militaires et résisté pendant un bon bout de temps il a été appelé à rejoindre les sections de « Daech » et faire allégeance à leur émir, il a préféré se retirer et revenir en Tunisie.
Interrogé par le juge, il a réitéré ses déclarations données et a affirmé s’être rendu en Syrie où il fut chargé de surveiller les tentes des réfugiés syriens. Il a reconnu avoir participé à des entraînements militaires en Lybie. Il a appris la manipulation des armes et la préparation des explosifs. Avec la naissance du mouvement  « Daech » il a refusé de faire allégeance et s’est enfui et a regagné le pays à travers la Turquie et le Maroc.
Il a déclaré avoir été victime d’un lavage de cerveau de la part de Bilel chaouachi. Et une fois en Syrie il n’avait jamais participé à des opérations militaires ou terroristes.
Son avocat a tenté de convaincre les juges que son client n’a jamais participé à des opérations effectuées par des terroristes. Aucun élément juridique fiable ne se trouve dans son dossier. L’acte d’accusation ne relate que des affirmations données sous la contrainte. Il a conclu sa plaidoirie en demandant l’acquittement pur et simple de son client.
L’affaire a été mise en délibéré.

AA