Entre-temps, le gouvernement mise sur les microprojets - Le Temps Tunisie
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2019

Focus : 400 millions de dinars pour un programme quinquennal de créations de centres de formation

Entre-temps, le gouvernement mise sur les microprojets

Jeudi 24 Juillet 2014
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« Il n'est plus désormais nécessaire au promoteur d'un projet de fournir une garantie et le ministère s'engage à prendre en charge l'autofinancement », ainsi, donc  Hafedh Laamouri, ministre de l'emploi et de la formation professionnelle, annonce le démarrage d’un programme d’appui à l’entrepreneuriat en Tunisie. Un programme dédié à la fois au financement des petits et micro projets outre l’appuie des projets déjà initiés et qui connaissent des difficultés. D’autre part, le ministre annonce une enveloppe de 200 millions de dinars pour le bon déroulement de ce programme. Une enveloppe à devra être répartir sous forme de crédits destinés aux  créateurs de projets.  Pour étayer les choses, le ministre annonce l’organisation d’une conférence de presse pour la présentation du programme.

Les microprojets plus adéquats
Conjoncture morose, la Tunisie n’a pas connu de grandes avancées en matière de création de grands projets. Rares sont les investisseurs qui ont pris le risque de lancer des projets à grande capacité d’embauche. Manque de motivations, situation sécuritaire inquiétante, revendications sociales qui persistent, les investisseurs (nationaux soient-ils ou étrangers) demeurent averses aux risques et ne prennent pas l’initiative de créer de nouveaux projets. C’est ainsi que le gouvernement se trouve contraint à orienter ses efforts  pour soutenir les petits et microprojets. D’ailleurs, c’est ce que le ministre de l'emploi et de la formation professionnelle révèle. Pour lui, les microprojets et les projets moyens, compte tenu de la conjoncture actuelle, sont seuls en mesure de créer des emplois pour les diplômés. C’est dire, que durant cette année ainsi que l’année prochaine, les efforts de l’Etat seront orientés vers la création des microprojets, déjà faciles à financer et à installer.

Une offre inadéquate !
Aux termes des six premiers mois de l’année en cours, le nombre des techniciens supérieurs en chômage avoisine 66 000 techniciens, soit presque la moitié des diplômés de l’enseignement supérieur. Dans ce contexte le ministère de tutelle prône une réforme du système de formation pour mieux répondre aux besoins de la demande. Une logique d’adaptation des besoins du marché du travail et des programmes de formation. Ce qui amèene  Hafedh Laamouri,  à annoncer le lancement d’un programme quinquennal pour la création de plusieurs centres de formation professionnelle moyennant une enveloppe de 400 millions de dinars.  
Le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle propose également la création aux  lycées techniques outre l’instauration  d’une dynamique des échanges entre la formation professionnelle et celle académique pour faciliter le transfert des étudiants entre la branche professionnelle et la branche académique. Et c’est dans ce contexte qu’il propose création d'une université dédiée à la formation professionnelle. Une université qui permettra la formation de cadres supérieurs dans les différents domaines de la formation professionnelle. Une proposition qui mérite une réflexion dans le cadre d’un large programme de réformes de l’enseignement en Tunisie. Une chose est sûre, cette réforme va encore traîner !

 

Zied DABBAR

 

Création de 5450 emplois par mois en moyenne
Aux termes des six premiers mois de l'année en cours, 32 700 postes d'emplois ont été créés, soit une légère baisse par rapport à la même période de l'année écoulée dont les opérations d'embauche sont de l'ordre de 33 000 opérations.  Les statistiques du ministère de la formation professionnelle et de l'emploi, font apparaitre que les emplois créés pour les diplômés de l'enseignement supérieur approchent les 11 000 emplois, soit 34%. 54% des emplois crées sont revenus aux districts du grand Tunis et du centre, alors que la région du nord-ouest demeure marginalisée avec 8% des emplois crées. Même constat pour les villes du centre ouest qui n’ont bénéficié  que de  1962 poste d’emplois.