L’éditorial: Intentions pas toujours claires - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 11 Novembre 2018

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L’éditorial

L’éditorial: Intentions pas toujours claires

Dimanche 20 Juillet 2014
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La dernière attaque terroriste contre l’armée nationale sur le mont Chaâmbi a  provoqué une onde de choc parmi la population tunisienne et fait sortir dans la rue des milliers de manifestants pour soutenir nos forces armées et sécuritaires et pour dénoncer le terrorisme et l’aggravation de ce phénomène devenu, près de quatre ans après la Révolution, un danger mortel, un poison pour les structures de l’Etat et pour le modèle sociétal moderniste et menaçant d’introduire le pays dans une spirale de violence infernale faite d’attentats et de tueries à l’instar de ce qui se passe en Irak, en Syrie, en Libye ou en Afghanistan. On croyait que la Tunisie était immunisée contre ce mal. Erreur, la Tunisie est dans le même sac que beaucoup d’autres pays arabes, que la menace couvait depuis longtemps et  que la Révolution a remis à l’ordre du jour et remonté à la surface.

Evidemment, puisque c’est la Révolution qui a permis le retour des opposants, l’amnistie générale, l’air des libertés et le foisonnement d’idées sans restrictions, ni soupçons dans les intentions des uns et des autres. Sauf que, malheureusement, il y a beaucoup de malintentionnés et sous les slogans révolutionnaires, se cachent des visées maléfiques, des intérêts occultes.

Le renforcement du terrorisme en Tunisie n’est pas fortuit et ne s’explique pas seulement par le pourrissement de la situation dans la région et dans le monde arabe.

Il a sûrement ses réminiscences, ses structures, ses cellules dormantes et ses sympathisants, ici, chez nous.

C’est aux forces armées et sécuritaires de démanteler tout cela. Encore  faut-il leur fournir les moyens de leur tâche !

Il y a assurément le rôle de l’Etat, mais également celui des partis, de la société civile et de toutes les composantes du peuple tunisien. Un rôle de soutien permanent dans la sérénité et la concorde nationale. On peut dire qu’après la dernière attaque terroriste, il y a entière entente dans la dénonciation du terrorisme même par ceux qui ont aidé, consciemment ou inconsciemment,  à son installation et à son renforcement en Tunisie.

Seulement faut-il croire à la sincérité de tout le monde ?

Les manifestations contre le terrorisme ne seraient-elles pour quelques partis politiques qu’une simple formalité pour être dans l’air du temps et un moyen pour attirer des électeurs en prévision des prochaines élections ? That’s the question.

Lotfi OUENNICHE

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