Les exportations tunisiennes toujours au ralenti - Le Temps Tunisie
Tunis Vendredi 8 Février 2019

Suivez-nous

Nov.
19
2019

Commerce extérieur

Les exportations tunisiennes toujours au ralenti

Jeudi 10 Juillet 2014
نسخة للطباعة
Les exportations tunisiennes toujours au ralenti

Le déficit de la balance commerciale ne cesse de s’approfondir pour afficher un solde déficitaire de 6727 MDT au terme du mois de juin courant ne sont pas au mieux vont de mal en pis et le gouvernement ne trouve toujours pas les mesures correctives qui s’imposent. Hormis les dernières dispositions fiscales et quelque part fâcheuses annoncées dans la loi de finances 2014, aucune mesure de délimitation des quotas d’importation pour certains produits de  luxe n’a été promulguée. D’autre part, le taux de couverture des importations par les exportations poursuit sa culbute en régressant de 4,6 points par rapport au seuil enregistré une année auparavant et les exportations poursuivent leur chute pour  enregistrer une baisse de 2,5% contre une croissance de 6,1% enregistrée au terme du premier semestre 2014.

Les exportations ont atteint en valeur la somme de 13963,2 MDT au terme du mois de juin 2014 contre 20690 MDT pour les importations. Selon le dernier bulletin de l’INS, la baisse des exportations revient principalement à la baisse de 31,1% des exportations des produits agricoles et agroalimentaires dont principalement l’exportation de l’huile d’olive qui enregistre une baisse en valeur de 399 MDT. D’autres secteurs continuent de  pénaliser les exportations tunisiennes dont le secteur  des phosphates et dérivés et le secteur de l’Energie enregistrant une baisse respective de 21,3% et de 9,6%.

Toutefois  une reprise du rythme des exportations du secteur des industries mécaniques et électriques et de l’industrie du textile-habillement, du cuir et chaussures est à signaler. La dépréciation du dinar tunisien face à l’euro ne fait que pénaliser les exportations et creuser encore plus le déficit commercial, un déficit dont l’ampleur ne fait  que compliquer une situation des plus moroses. Ainsi la dépréciation du dinar face à l’euro ne fait qu’assombrir la situation  et léser la balance de paiement  et vient alimenter les tensions inflationnistes.

Côté importations, les indicateurs font état d’une hausse de 4,1%. Une hausse due essentiellement à la profusion incessante des importations de l’énergie, des produits d’équipement, des matières premières et semi-produits. Une régression des importations des produits agricoles et alimentaires, des produits de consommation courante autres qu’alimentaires a été parallèlement enregistrée. Les différents gouvernements qui se sont succédé n’ont pas usé des mesures de sauvegarde, et des mesures exceptionnelles pour freiner les importations, et qui sont prévues dans les conventions commerciales. Même le nouveau gouvernement de technocrates traîne encore à prendre les mesures appropriées délimitant l’importation de certains produits d’équipement et de luxe qui pèsent lourdement sur la balance commerciale. 

En dépit des clauses de sauvegarde de l’OMC (organisation Mondiale du Commerce), une dynamisation des exportations devient nécessaire quel que soit le régime (régime général ou offshore). La reprise de la demande européenne pourrait être un bon signe de reprise, sauf qu’il incombe aujourd’hui à l’entreprise tunisienne et à l’administration  de trouver les solutions idoines et d’arrêter une véritable politique à l’export.

Yosr GUERFEL AKKARI