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La cour d’appel

La cour d’appel confirme la perpétuité pour l’assassin du prêtre

Dimanche 6 Juillet 2014
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La cour d’appel confirme la perpétuité pour l’assassin du prêtre

La 29ème chambre criminelle de la cour d’appel de Tunis a confirmé le verdict de première instance à l’encontre de l’assassin du prêtre Polonais Résinsky de l’école de la Manouba au cours de l'année 2011.

Cette affaire a été relatée à l'époque en détail sur les colonnes des faits divers, nous rappelons à nos lecteurs les péripéties. C’est au cours de la journée du 18 Février 2011 que le cadavre du prêtre a été découvert complètement déchiqueté.19 coups de machette assénés dans plusieurs endroits du corps de la victime. Un crime atroce qui a laissé tous les citoyens de la banlieue écoeurés tellement le prêtre était connu par sa gentillesse envers tous ceux qui le côtoyaient.

L’enquête menée par les inspecteurs de la Brigade criminelle a abouti à l’arrestation d’un technicien travaillant à l’école. Ce dernier a été chargé par le prêtre d’effectuer des réparations, mais confronté à des difficultés financières il a détourné cette somme à son profit et par conséquent n’a pas réalisé les travaux. De peur d’être blâmé et peut être renvoyé par les responsables de l’école, il a décidé d’étouffer l’affaire en tuant le prêtre.

Arrêté, il a reconnu son forfait déclarant en détail la manière avec laquelle il a dirigé le prêtre vers le garage de l’école et l’a tué sauvagement.

Traduit devant une chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, il s’est rétracté et a complètement nié l’avoir tué. Il a déclaré qu’au cours de la journée en question, il n’a jamais appelé le prêtre. Il a déclaré que ses aveux lui ont été soutirés sous la contrainte et qu’il est innocent.

Devant la cour d’appel son avocat l’a soutenu et a déclaré que son client n’avait pas appelé le prêtre le jour de l’incident donc il n’aurait pas pu le tuer ajoutant que les éléments d’inculpation ne se basent sur aucun argument juridique, par conséquent il a demandé l’acquittement de son client.

L’avocat de la partie civile et représentant des intérêts de la famille de la victime a insisté sur le fait que toutes les preuves ont été réunies pour montrer au grand jour l’atrocité du meurtre. Le tueur voulait éliminer le prêtre pour camoufler le détournement d’argent. Il a demandé la confirmation du verdict de première instance.

Après les délibérations, la cour a confirmé le jugement et a condamné l’accusé à la prison à perpétuité et une amende de 180.000 Dinars en tant que dommages et intérêts en faveur de la famille de la victime.

AA

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