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Les intentions d’investissements industriels toujours en baisse en Tunisie

Jeudi 3 Juillet 2014
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Les intentions d’investissements industriels toujours en baisse en Tunisie

Malgré un répit politique et une légère décrispation observée, les intentions d’investissement et les flux des IDE ne sont pas toujours au  beau fixe. Au terme du mois de mai courant, l’investissement déclaré dans l’industrie a enregistré un repli de 29%. La baisse est générale et concerne la quasi-totalité des secteurs d’activité. Idem pour les IDE, les flux vers la Tunisie ne cessent de chuter. D’ailleurs selon le dernier rapport de la CNUCED, les IDE ont atteint le seuil infime de 1,1 milliard de dollars en 2013. Combien de temps va-t-elle durer cette tendance baissière ?

Aujourd’hui le fait saillant concerne les élections et les résultats des urnes. La refonte du code d’investissement est renvoyée aux calendes grecques et les décideurs  pensent que les textes de lois toujours en vigueur demeurent attractifs et que la loi de finances complémentaire apportera des avantages additionnels aux détenteurs de capitaux notamment ceux étrangers. Ceci dit, le climat des affaires reste imprévisible et ne séduit toujours pas les investisseurs. Chiffres à l’appui : les intentions  d’investissement à parts étrangers dans le secteur industriel affichent une baisse de 60,9% dont -68,5% pour les investissements mixtes et -42,7% pour les investissements 100% étrangers.

La ventilation des investissements déclarés dans le secteur secondaire par objet, atteste d’une chute de 45,3% pour les projets de création. Autrement dit les nouveaux projets de création se font de plus en plus rares. Il faut dire que cette baisse de régime pour les investissements industriels va de pair avec le déclin de la production industrielle. 

La ventilation des intentions d’investissement par secteur fait état d’une dégringolade de 61,4% pour les industries mécaniques et électriques, de 45,4% pour les industries des matériaux de construction de la céramique et du verre, de 13,9% pour l’industrie du textile-habillement et de 4,3% pour l’industrie agricole et agroalimentaire. Nonobstant les industries chimiques et les industries diverses dont les investissements déclarés ont respectivement augmenté de 10%,  les autres secteurs n’attirent pas les détenteurs de capitaux. Même les intentions d’investissement dans les zones de  développement régional sont en repli avec un décroissement annoncé de 51,7%. A priori il faudra beaucoup de peps pour attirer les investisseurs voire de conserver et savoir préserver ceux qui sont déjà en portefeuille. 

Y.G.A