Confusions et contradictions.. A la veille du 1er juillet, le ministère annonçait dans une déclaration à l’agence TAP qu’il n’y aurait pas d’augmentation. Puis le 1er juillet celle-ci, est appliquée - Le Temps Tunisie
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Hausse des prix à la pompe

Confusions et contradictions.. A la veille du 1er juillet, le ministère annonçait dans une déclaration à l’agence TAP qu’il n’y aurait pas d’augmentation. Puis le 1er juillet celle-ci, est appliquée

Jeudi 3 Juillet 2014
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Confusions et contradictions.. A la veille du 1er juillet, le ministère annonçait dans une déclaration à l’agence TAP qu’il n’y aurait pas  d’augmentation.  Puis le 1er juillet celle-ci, est appliquée

Confusions, contradictions et spéculations autour de l’augmentation des prix des hydrocarbures. En fin de compte l’ajustement à la hausse a été maintenu pour le mois de juillet courant et la hausse oscillera entre 0 et 100 millimes. Entre oui et non du gouvernement qui a choisi de rester entre deux-indéterminés, nous sommes tombés à notre grand dam dans l’erreur.  Il faut dire que la communication de cette information d’ajustement n’a pas été aussi franche et aussi transparente qu’elle devait être. Une augmentation annoncée lundi avec une fourchette d’augmentation allant de 0 à 100 millimes selon le produit !

 Nous tenons à nous excuser auprès de nos lecteurs après la publication de l’article paru dans notre livraison d’hier intitulé : « Hydrocarbures : le gouvernement sursoit aux augmentations prévues à partir du 1er Juillet ». Nous avons mal interprété les propos du ministre de l’Industrie, de l’Energie et des mines Kamel Bennaceur notamment ceux accordés à l’agence TAP. Rappelons qu’il a fait savoir à la fin de la semaine dernière que : «  L’augmentation des prix des hydrocarbures ne sera pas décidée actuellement, malgré la hausse du prix du baril de pétrole à 115 dollars, suite à la dégradation de la situation en Irak ».

Quelques jours après cette déclaration qui apparemment a « été déviée de son contexte », le ministère  a apporté dans un communiqué explicatif les précisions suivantes : «  L'augmentation des prix des hydrocarbures, programmée pour le mois de juillet, sera entre 0 et 100 millimes selon le produit, ajoutant qu'aucune révision des prix des hydrocarbures ne sera décidée après celle déjà annoncée pour le mois de juillet, malgré la hausse du prix du baril de pétrole à 115 dollars, suite à la dégradation de la situation en Irak". Le ministère a précisé que "la situation sera examinée en fonction des prix sur le marché international, au cours de la prochaine période (entre 3 et 6 mois), pour décider l'augmentation ou non des prix". Concernant les prix des bouteilles de gaz à usage domestique et le pétrole destiné à l'éclairage, ils ne seront pas révisés en juillet, afin de ne pas nuire aux catégories démunies et à faible revenu». 

Or cette nouvelle augmentation annoncée en mois de juin dernier par Ahmed Ammar Youmbai, ministre des Affaires Sociales n’a été ni confirmée ni démentie. D’ailleurs, Hakim Ben Hammouda avait affirmé à l’époque et précisément lors de la signature de l’accord de garantie de prêt américain : « Interrogé sur les augmentations de prix prévus, il a nié tout en bloc en affirmant qu’aucune augmentation n’est prévue dans les jours qui viennent et que rien ne se précise à l’heure actuelle ».

Un mois après, le ministre de l’industrie tient des propos aussi contradictoires que confus en déclarant samedi qu’il n’y aura pas d’ajustement à la hausse. Des propos mal interprétés ? L’augmentation entre en vigueur à partir  du 1er juillet 2014 et ce malgré le mécontentement de l’Organisation de Défense des Consommateurs (ODC) qui  a souligné que cette hausse a été décidée sans prendre des mesures en parallèle pour épargner les classes moyenne et pauvre qui souffrent de la détérioration de leur pouvoir d’achat.

Yosr GUERFEL AKKARI

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