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EDITORIAL: Peu d’engouement

Mercredi 2 Juillet 2014
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L’opération d’inscription des électeurs a démarré le 23 juin pour se poursuivre jusqu’au 22 juillet. Un mois, au cours duquel l’Instance Supérieure Indépendante des Elections compte arriver au chiffre de huit millions d’électeurs, soit les quatre millions déjà inscrits en 2011, plus ceux qui ne s’étaient pas inscrits et dont le nombre se situerait autour de quatre millions trois cent mille.

Plus de la moitié de la population en âge de voter n’a pas accompli en 2011 son droit et devoir et a privé le pays d’une force électorale qui aurait pu influer sur le résultat final, modifier l’équilibre des forces et redessiné la carte politique dans le pays.

Que s’est-il passé exactement ? Pourquoi les Tunisiens ont-ils montré peu d’empressement à s’inscrire et à voter, alors que le pays sortait d’une ignoble dictature et s’attelait à construire une démocratie où les élections et la voix du citoyen seraient la pierre angulaire ?

Peut-être parce que les Tunisiens n’y sont pas habitués, peut-être qu’ils n’y croient pas encore ou qu’ils n’aient pas confiance dans la nouvelle classe politique qui a occupé la scène, lancé ses opérations de charme et son discours démagogique sans vraiment convaincre.

Assistera-t-on à un scénario pareil en 2014 ? Les prochaines élections, celles qui doivent traduire le mieux la volonté du peuple et engager le pays sur la voie de la pérennité démocratique, seraient-elles boycottées par une grande partie de la population ?

Rien n’est sûr, mais la tendance est au désintéressement, au peu d’engouement pour l’inscription.

Les choses changeraient à l’approche des élections. Pour cela, l’ISIE et les parties concernées par la réussite des élections doivent redoubler d’efforts et les partis politiques travailler à rétablir la confiance avec le citoyen et dissiper un sentiment d’apathie qui n’a fait que s’aggraver pendant toute la période post-révolution.

Lotfi OUENNICHE

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