une bouffée d’oxygène pour l’économie nationale ? - Le Temps Tunisie
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23
2019

Le calendrier électoral :

une bouffée d’oxygène pour l’économie nationale ?

Samedi 28 Juin 2014
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• Le FMI débloquerait fin juillet la 5ème tranche du crédit précaution

L’approbation du calendrier électoral par l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), offrira-t-elle l’occasion fort souhaitée et servira-t-elle de tremplin salvateur à l’économie nationale qui ronronne dans une léthargie profonde. La Bourse de Tunis a très vite réagi positivement au lendemain de la fixation des dates des élections présidentielles et législatives, respectivement le 23 novembre et le 26 octobre 2014. Est-ce finalement la fin le l’invisibilité toujours avancée par les pourvoyeurs de fonds étrangers, les  institutions de notation et surtout les investisseurs ?
Une situation économique frisant la catastrophe comme en témoignent les chiffres avancés par la BCT lors de l’examen mensuel de la conjoncture économique par son conseil d’administration notamment sur le plan des déséquilibres généraux, lesquels poursuivent leur creux.  Pis encore, la situation risque de stagner durant les deux prochaines années. L’élargissement du déficit commercial et du déficit budgétaire atteint des seuils critiques, la résurgence des tensions inflationnistes, le repli de l’activité industriel et le ralentissement des IDE, sont autant de signes exécrables auxquels le gouvernement     Jomâa ne trouve toujours pas de solutions même partielles.  Hakim Ben Hammouda, ministre de l’Economie et des Finances se veut toutefois optimiste et annonce que le Fonds Monétaire International (FMI) a exprimé sa satisfaction quant à l’avancement des réformes engagées par la Tunisie. Des réformes qui ne dépassent pas pour l’instant les coulisses du dialogue national et des commissions afférentes aux différentes réformes notamment celles bancaire, fiscale et budgétaire.
L’aboutissement des élections servira-t-il de catalyseur décisif à extirper l’économie d’un naufrage annoncé et prévisible et ce depuis plus de trois ans. D’ailleurs, le ministre de l’Economie et des Finances s’attend au décaissement de la 5ème tranche du crédit de précaution par le FMI à la fin du mois juillet courant.

 

Yosr GUERFEL AKKARI