« Fenêtres sur des créations tunisiennes » - Le Temps Tunisie
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19
2018

Nouvelle publication de Othmane Jelassi Chérif

« Fenêtres sur des créations tunisiennes »

Vendredi 27 Juin 2014
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« Fenêtres sur des créations tunisiennes »

La critique littéraire en Tunisie se fait de plus en plus rare. Cela est peut être dû à la rareté des écrivains et des romanciers ces dernières années, sauf pour le domaine de la poésie qui connaît actuellement et depuis la Révolution une expansion dans son activité, vu le grand nombre de titres parus et les nouveaux poètes qui se sont manifestés dans l’univers poétique en Tunisie. 

Des centaines de recueils ont vu le jour, provenant de nouveaux poètes, inspirés notamment de la Révolution et profitant de la liberté d’expression dont ils ont été privés depuis longtemps. D’où l’apparition de publications critiques, commentant et analysant ces productions récentes. Parmi ces publications, on peut citer celle de Othmane Jelassi Chérif, intitulée « Fenêtres sur des créations tunisiennes », une étude critique sur un certain nombre de titres récents appartenant à des créateurs tunisiens.

Ce livre, paru récemment aux Editions Sanabel, fait l’objet d’un ensemble de critiques littéraires concernant quelques recueils poétiques. Il s’agit de « voyage d’amour» du poète Abderrazak Frikha , de « La rose que je ne saurais nommer » de Fatma Ben Mahmoud et de la nouvelle « Argile et verre » de Alya Rhaiem. Le livre comporte aussi une analyse critique des deux livres de Jalel El Mokh : « Les tyrans du monde » et « Gibran entre le fou et le crucifié ».

L’auteur a souligné la dimension personnelle et universelle dans le recueil de Frikha en mettant l’accent sur les expériences humaines et amoureuses du poète, à travers ses poèmes dédiés à « Elisa », ces poèmes pleins d’amertume et de chagrin, mais le poète n’abdique pas devant les souffrances, préférant aller au-devant pour vivre avec l’espoir, courant derrière des illusions, tels des mirages sahariens qui apparaissent et s’évanouissent devant lui.

Dans son analyse de « La rose que je ne saurais nommer » de Fatma Ben Mahmoud, l’auteur fait un rapprochement de cette poésie à celle de Jacques Brigard et de Maurice Carème où le style repose sur la simplicité, la profondeur des idées et le bon choix du lexique poétique. Quant au fond, il s’agit d’un retour à l’enfance, à l’origine pour puiser sa force et sa personnalité. Ensuite, il y a le symbolisme de la « Rose » qui inspire un incroyable changement dans l’état d’âme de l’individu, selon qu’il est triste ou content.

Pour ce qui est du livre « Gibran entre le crucifié et le fou », l’auteur a montré le côté idéaliste et philosophique de l’œuvre où Jalel El Mokh a présenté Gibran sous deux aspects : l’aspect religieux et l’aspect mystique. Le livre montre comment Gibran a oscillé entre ces deux pôles. La vie de Gibran s’est forgée sur cette dichotomie qui fait de lui tantôt l’homme spirituel et serein, tantôt l’homme inquiet et révolté.

Hechmi KHALLADI

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