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Les Bleus en plein état de grâce

Dimanche 22 Juin 2014
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Les Bleus en plein état de grâce

La sensationnelle victoire décrochée contre la Suisse (5-2) et la monumentale réussite offensive depuis le barrage retour offrent des perspectives alléchantes au Mondial brésilien à une équipe de France euphorique.

La qualification pour les 8e de finale n’est certes pas encore acquise et il faudra remettre le couvert dès mercredi face à l’Equateur pour être certain de figurer dans le Top 16. Mais sauf un cataclysme d’ampleur inégalée, les Bleus peuvent déjà commencer à penser à la suite des opérations. L’objectif immédiat est de boucler le groupe E à la première place, histoire d’éviter de croiser l’Argentine de Lionel Messi au prochain tour et de se ménager un affrontement beaucoup plus aisé contre la Bosnie, voire le Nigeria. Deux adversaires largement à la portée des Bleus, surtout s’ils arrivent à maintenir un tel niveau de performance.

Les quarts de finale, l’horizon évoqué par le président de la Fédération française de football Noël Le Graët, est donc aujourd’hui dans leur viseur. Les statistiques des derniers mois font même de la France une terreur en puissance. L’exploit du 19 novembre face à l’Ukraine (3-0) qui a ouvert les portes du Brésil aux troupes de Didier Deschamps a agi tel un catalyseur et rien ne les arrête depuis cette date.

Moyenne faramineuse

Les Bleus ont inscrit 26 buts lors de leurs 7 dernières sorties, soit une moyenne faramineuse de 3,7 réalisations par rencontre. En ayant déjà trouvé à 8 reprises le chemin des filets, ils ont même surpassé l’entame spectaculaire de 1998. Sur le plan tactique, tous les schémas choisis par Didier Deschamps ont jusqu’ici fonctionné à merveille. Avec Karim Benzema dans l’axe, le Honduras n’a pas longtemps fait illusion, l’attaquant du Real Madrid ayant inscrit un doublé (3-0).

Cinq jours plus tard, le sélectionneur a pris tout le monde par surprise en l’associant à Olivier Giroud pour défier la Suisse, considérée comme l’adversaire le plus coriace de la poule. Les deux hommes ont beau ne pas spécialement s’apprécier et ne pas avoir montré d’entente sur le terrain par le passé, leur duo a fait merveille, validant une nouvelle fois les choix de Deschamps.

Et que dire de la rentrée de Moussa Sissoko, qui s’est offert le luxe de faire oublier le prodige Paul Pogba, sur le banc au coup d’envoi, histoire de lui dégonfler la tête après ses errements du premier match et ce carton rouge évité de justesse. Le milieu de Newcastle n’a pas la même cote que le champion du monde des moins de 20 ans mais il a tout de même donné raison à DD avec un impact physique de tous les instants, couronné par le 5e et dernier but français.

Deschamps l’a dit et répété: il aura besoin de tout le monde durant ce Mondial. Dès mercredi contre l’Equateur dans le saint des saints du Maracana de Rio de Janeiro, il sera, de par les circonstances, de nouveau dans l’obligation de modifier en partie son onze de départ en raison de la suspension de Yohan Cabaye, de la blessure de Mamadou Sakho (élongation à une cuisse) et peut-être des avertissements déjà reçus par Pogba et Patrice Evra.

De la réserve

Le succès face à la Nati a ainsi montré que la France avait de la réserve, un atout non négligeable pour aller loin dans une phase finale. “J’ai un groupe appliqué, concentré dans le travail, un état d’esprit qui est là. Ils ont envie de le maintenir. C’est une aventure commune, une force se dégage. Cela ne garantit pas le succès mais dans ce genre de compétition, la force collective est très importante”, a déclaré Deschamps après la rencontre, tout en écartant une nouvelle fois tout parallèle hâtif avec 1998.

Les victoires prolifiques des premiers matches ne font pas forcément les sacres de demain et la Coupe du monde fourmille d’exemples de pays ayant tout écrasé sur leur passage au 1er tour avant de s’écrouler brutalement par la suite. Et personne ne sait comment cette équipe de France jeune et inexpérimentée, qui n’a véritablement que 7 mois d’existence, réagira quand elle sera réellement mise en difficulté dans ce Mondial.

“Il ne faut pas se voir plus beau qu’on ne l’est, a expliqué le sélectionneur. Qui aurait pu penser que le Costa Rica aurait 6 points? J’ai vu le match Pays-Bas - Australie, il n’y avait pas tant de différence que ça. On a bien négocié nos deux premiers matches, c’est très bien mais il y a d’autres équipes performantes aussi. En 8e de finale, ce sera une autre compétition.”

Mais le football français revient de tellement loin, quatre ans jour pour jour après la grève de l’entraînement du Mondial-2010, qu’il peut bien savourer cet état de grâce.

Hitzfeld (Entr.Suisse): «La France peut aller très loin»

Le sélectionneur allemande de la Suisse Ottmar Hitzfeld a estimé que la France pouvait aller très loin au Mondial-2014, vendredi, après sa large victoire 5-2 devant le Nati.

“Ils sont l’une des équipes qui peuvent aller très loin dans ce tournoi. Ils sont supérieurs à des équipes comme l’Angleterre ou l’Italie”, a affirmé Hitzfeld, à Salvador.

“Les Français étaient d’un grand calme quand ils tiraient au but. Nous savions déjà combien la France est forte et quand nous commettons des erreurs, c’est difficile de revenir. Nous avons vu le potentiel de la France devant le Honduras (3-0) et après leur victoire en barrages face à l’Ukraine (3-0). Ils possèdent une forme explosive et beaucoup de confiance”, a ajouté le technicien allemand.

La Suisse, vainqueur de l’Equateur 2-1 lors de son premier match du groupe E, affrontera le Honduras mercredi à Manaus.

Del Bosque, sélectionneur de l’Espagne : «Je ne veux pas être une gêne»

Le sélectionneur de l’Espagne Vicente del Bosque, dont le contrat court jusqu’en 2016, a déclaré vendredi ne pas vouloir être “une gêne” pour la Roja après l’élimination prématurée des champions en titre au Mondial-2014, soulignant toutefois que rien n’était décidé concernant son avenir.

“Si je suis une gêne pour notre football, je m’en irai”, a dit le technicien lors d’une conférence de presse à Curitiba (sud du Brésil). “Mais ce n’est pas le moment de parler de mon avenir, nous sommes encore en compétition.”

Battue par les Pays-Bas (5-1) puis par le Chili (2-0) dans le groupe B, la Roja a officiellement perdu mercredi sa couronne planétaire même s’il lui reste un ultime match à disputer pour l’honneur demain contre l’Australie.

“Je ferai ce qui sera le mieux pour tout le monde”, a poursuivi Del Bosque. “Rien n’est décidé. Je ne suis pas un débutant, je sais comment les choses se passent. Et nous prendrons la décision en tenant compte des intérêts de la fédération et de notre football.”

Le sélectionneur, qui a pris la relève de Luis Aragones après le triomphe à l’Euro-2008 et a conduit l’Espagne au titre mondial en 2010 puis au sacre à l’Euro-2012, a été très critiqué après la déroute au Mondial-2014 pour ne pas avoir su rajeunir un groupe jugé vieillissant.

“Je ne sais pas si nous sommes face à une fin de cycle et si cela me concerne. Mais je ne crois pas que beaucoup de joueurs doivent s’en aller, il n’y a pas tellement de vieux joueurs. La majorité d’entre eux continueront à jouer avec leurs clubs”, a poursuivi Del Bosque.

“Le futur, pour l’instant, c’est l’Australie. Nous n’allons pas abandonner et nous allons faire les choses avec le soin que nous avons toujours eu”, a-t-il conclu. 

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