Environnement dégradant - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 23 Septembre 2018

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2018

EDITORIAL

Environnement dégradant

Dimanche 22 Juin 2014
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La grève des éboueurs nous pousse a parler du problème de l’hygiène et de la propreté, en général, sous nos cieux et à nous inquiéter sérieusement de l’état lamentable dans lequel croupissent nos villes et villages.

La Tunisie est devenue, après la Révolution, un pays sale. Non qu’elle ait été du temps de la dictature un exemple de propreté ou que ses villes aient tenu la comparaison avec les villes suisses, allemandes ou françaises, mais la situation était globalement bonne et les règles d’hygiène respectées dans leur ensemble et ce, en dépit des inévitables dépassements et transgressions de la loi, propres aux peuples du Tiers-monde ou en voie de développement.

Aujourd’hui, on assiste à un état des lieux navrant, à unedégradation accélérée de l’environnement et à une laideur répugnante indignes de l’image de la Tunisie et de sa réputation de pays du jasmin.

Et ce n’est pas seulement la faute aux services municipaux. Elle est, également, celle des citoyens et d’un état d’esprit qui s’enracine petit à petit  au sein de la société, s’aggravant de jour en jour et dont le crédo est l’égoïsme, l’indifférence, la transgression de la loi et de l’ordre établi.

N’empêche que les responsables de ce dossier dans le gouvernement et les municipalités assument une grande responsabilité.

D’abord, pour le manque de sérieux  dans le traitement de la question et pour l’inertie déconcertante face à l’amplification du phénomène, la seule action se limitant à des campagnes de propreté sans lendemain.

Et puis, il y a cette frénésie revendicative et ce recours à la grève sans donner le temps nécessaire à la négociation et au dialogue.

Franchement le timing de la dernière grève des éboueurs  en pleine chaleur et au cœur de la saison touristique est mal choisi.

Bien que leurs revendications soient légitimes, il y a des priorités à prendre en compte et en premier lieu la santé du citoyen et le respect du visiteur étranger, pour qu’il revienne et ne déserte pas le pays au grand dam  de l’économie nationale.

L’espoir  est que cette situation change au plus vite par l’intensification des campagnes de sensibilisation, par un changement de comportement et surtout par la stricte application de loi et la sanction rigoureuse des fauteurs, des récalcitrants, continuellement opposés aux valeurs du civisme et de la bonne citoyenneté.

Lotfi OUENNICHE

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