Fortes chances d’obtenir 220 millions de dollars - Le Temps Tunisie
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2018

Une délégation du FMI en visite en Tunisie pour évaluer la situation économique

Fortes chances d’obtenir 220 millions de dollars

Vendredi 13 Juin 2014
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Comme prévu, la délégation du Fonds Monétaire International (FMI) se trouve parmi nous depuis trois jours, dans le cadre d’une mission régulière pour évaluer la situation économique du pays ainsi que l’avancement des réformes économiques, principalement la réforme du système des subventions.  Amine Mati, Chef de mission FMI pour la Tunisie a déjà entamé sa visite par des rencontres avec des responsables tunisiens à l’instar du gouverneur de la BCT, Chedly Ayari. La délégation du Fmi doit également s’entretenir avec le Premier ministre et le ministre de l’économie et des finances ainsi que le Secrétaire d'Etat pour le Développement et la Coopération internationale.

 

Une situation « favorable »
Six jours plus tard, la délégation devra préparer son rapport pour le soumettre au Conseil d’Administration du FMI afin de débloquer ou de retarder le déblocage de la quatrième tranche du crédit stand-by sollicité par la Tunisie. A priori, l’espoir est de mise chez Chedly Ayari,  même avant que la mission du FMI touche à sa fin. La Tunisie devrait ainsi s’attendre à un déblocage de 220 millions de dollars en juillet 2014. Bien que les réformes économiques « exigées » dans le cadre de ce crédit précaution sont encore retardées. Conjoncture oblige, la réforme du système de subvention n’avance pas. Le gouvernement se trouve ainsi obligé de changer de « jargon » pour parler d’une rationalisation des dépenses des subventions. Au quartier gouvernemental El Kasbah, on table sur des réductions de dépenses de l’ordre de 1,5 milliards de dinars, sans programmer aucune augmentation des prix sous prétexte des tensions sociales. Même constat pour la réforme fiscale qui traine encore. Le gouvernement, bien qu’il a promis début du mois courant, une large consultation nationale sur cette réforme, n’a rien décidé pour moderniser le système fiscal actuel. D’ailleurs, le projet loi de finances complémentaire ne prévoit aucune nouvelle mesure fiscale. Il a tout juste introduit de nouvelles taxes.
La réforme du secteur bancaire vit la même situation. Celle-ci traine encore le pas. Jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement n’ pas fini avec première phase de l’opération d’audit des banques publiques (une des composantes de la réforme bancaire). S’agissant de l’assainissement du climat des affaires, les choses semblent encore retarder puisque contrairement aux attentes, le gouvernement a retiré la copie actuelle du nouveau Code d’investissement pour une éventuelle révision. Grosso modo, les réformes économiques sont encore au point mort. Et pourtant, la Tunisie a de fortes chances pour obtenir la prochaine tranche du crédit qu’elle a contracté auprès du FMI qui semble cette fois-ci de plus en plus compréhensif.

 

Zied DABBAR

 

- Une partie des dettes envers
la Belgique sera reconvertie en investissement
Le ministère de l’économie et de  Finances, vient d’annoncer que la Belgique a décidé de transformer en investissements au profit de l'Etat tunisien, une partie des dettes tunisiennes. A vrai dire, cette décision était lancée quelques mois avant lors de la visite de Mustapha Ben Jâafar, Président de l’ANC, en Belgique. Selon les données communiquées, Hakim Ben Hamouda, ministre de l'Economie et de Finances et Jean Pascal Labille , ministre belge des Entreprises Publiques et de la Coopération au Développement se sont réunis deux jours auparavant. Ils ont ainsi décidé, à l’issue de cette réunion de préparer les documents nécessaires à la concrétisation de cette décision. Aucun montant n’a été portant avancé !

 

- Un projet d'amélioration de la mobilisation des ressources fiscales
Avec une enveloppe de 4,69 millions de dollars, la Tunisie  lance officiellement le projet d'amélioration de la mobilisation des ressources fiscales. Le financement de ce projet est assuré par la Banque Africaine de Développement (BAD) avec un don de 2,94 millions dollars  et l'OCDE accordera pour sa part 1,45 millions dollars avec une contribution du gouvernement tunisien de l'ordre de 0,82 million dollars. L'Organisation de la Coopération et de Développement Economique (OCDE) va procéder à une expertise technique pour le bon démarrage de ce projet.