La crise irakienne fait flamber les cours - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 18 Novembre 2018

Suivez-nous

Nov.
19
2018

Pétrole

La crise irakienne fait flamber les cours

Vendredi 13 Juin 2014
نسخة للطباعة

(AFP) Les cours du pétrole continuaient de monter hier matin en Asie, portés par la baisse plus nette que prévu des réserves de brut aux Etats-Unis, signe d'une demande robuste, et par la crise en Irak, gros producteur de pétrole.
Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet gagnait 23 cents à 104,63 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord, même échéance, s'appréciait de 40 cents à 110,35 USD.
Les cours avaient amorcé une hausse la veille à New York et à Londres, après la publication du rapport hebdomadaire du département américain de l'Energie, qui a fait état d'une baisse des réserves d'or noir dans le pays un peu supérieure aux attentes (-2,6 millions de barils) lors de la semaine achevée le 6 juin.
La baisse des stocks hebdomadaires signale une demande accrue de pétrole.
Tang Hsin Jin, gestionnaire chez CMC Markets à Singapour, souligne par ailleurs que le marché suit avec attention la montée des violences en Irak, pays membre du cartel des producteurs de pétrole.
Les rebelles jihadistes sunnites ont pris mercredi une nouvelle ville du pays, Tikrit, après avoir conquis Mossoul, et avançaient vers la capitale Bagdad dans une offensive fulgurante qui a poussé à la fuite environ un demi-million d'habitants.
Cette avancée de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) face à des forces gouvernementales en déroute et un pouvoir chiite impuissant, risque de plonger ce pays pétrolier dans le chaos.
Le marché craint "des perturbations sur les sites pétroliers de la ville de Baiji, qui abrite plusieurs raffineries", selon l'analyste de CMC Markets. Baiji est à quelque 200 km au nord de Baghdad.
L'Irak est le deuxième plus gros producteur pétrolier de l'Opep, après l'Arabie saoudite, et pompe 3,5 millions de barils par jour.
La veille, à New York, le baril de "light sweet crude" (WTI) avait pris 5 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à 104,40 dollars. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord avait fini à 109,95 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 43 cents.