«Tunisie : questions à mon pays» d’Emna Belhaj Yahia - Le Temps Tunisie
Tunis Mardi 25 Septembre 2018

Suivez-nous

Sep.
25
2018

Rencontre littéraire

«Tunisie : questions à mon pays» d’Emna Belhaj Yahia

Mardi 10 Juin 2014
نسخة للطباعة

Emna Belhaj Yahia  présentera son dernier ouvrage, paru en février 2014 aux éditions Déméter, "Tunisie : questions à mon pays". Cette rencontre littéraire sera organisée le vendredi 13 juin à Sousse à 17h30  par le Relais culturel français et la librairie « Culturel » .
Philosophe et auteure  de nombreuses publications - articles, nouvelles, romans - récompensées par plusieurs prix en Tunisie, dont le Comar d'Or 2012 pour le roman "Jeux de rubans",  Emna Belhaj Yahia   s'interroge dans son dernier  livre sur des faits de société, à partir de son vécu : la remise en cause des valeurs de la modernité et de la liberté, notamment celle des femmes. 
Le livre, qui commence comme le récit de la révolution tunisienne, devient peu à peu essai et propose au lecteur une réflexion audacieuse et originale sur le paradoxe d'un peuple qui met à la porte un dictateur pour installer ensuite aux commandes, par le biais des urnes, une majorité politique prônant l'établissement d'un ordre religieux conservateur. Fabrice Marchal producteur disait tout simplement sur ce livre «  Emna Belhaj Yahia nous appelle à cette recherche sincère : connaître notre histoire, et notre réalité actuelle. Décider des actions à venir nécessite de comprendre ce que le passé a fait de nous, et ce que nous sommes actuellement. La rencontre avec une jeune femme de ménage tunisienne amène par exemple l'auteure à étudier les techniques d'implantation des tenants de l'islam politique dans les quartiers défavorisés. Cette compréhension – qui ne peut être uniquement l'œuvre d'intellectuels autorisés – est la condition d'un renouveau de la pensée et de l'action politiques, rendues atones par un long déclin. Le soulèvement populaire contre le régime de Ben Ali a redonné à l'auteure l'espoir d'une émancipation à venir : ce livre constitue une manière de rendre la pareille, d'éponger sa dette envers celles et ceux qui ont rendu cela possible »

 

 Kamel Bouaouina.