Le cinéma tunisien s’invite à Alger - Le Temps Tunisie
Tunis Dimanche 23 Septembre 2018

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2018

Festival

Le cinéma tunisien s’invite à Alger

Samedi 7 Juin 2014
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La  Tunisie prend part jusqu’au 11 juin, à la deuxième édition du  Festival  d’Alger du cinéma maghrébin. Cette manifestation qui vise à  impulser un nouveau souffle au cinéma du Maghreb  réunit, le temps du festival, des cinéphiles et des professionnels du septième art autour de films d’un même espace géographique, le Maghreb, cimenté à travers les âges et les siècles par la civilisation, la religion, la langue et les aspirations de nos peuples.
 Le festival culturel du cinéma maghrébin d’Alger offre, comme l’a précisé le commissaire du festival, Abdelkrim Aït Oumeziane,  une  opportunité de relancer le débat et de proposer des solutions concrètes afin que le film maghrébin ait droit de cité dans les salles de cinéma du Maghreb. En matière de production aussi. Car si des coproductions ont vu le jour, elles sont en nombre insuffisant au regard des possibilités offertes par chaque pays du Maghreb. « L’Algérie s’est résolument inscrite dans la perspective de relance du cinéma en mettant à jour des mécanismes facilitant la production d’œuvres cinématographiques. Elle est consciente d’un autre défi à relever, celui d’élargir l’espace-vie de la carrière commerciale d’un film. Les films algériens, tunisiens, marocains, mauritaniens et libyens doivent être à l’affiche de nos salles de cinéma tout comme le montage financier d’un film maghrébin peut prétendre à se concrétiser au-delà des frontières restreintes d’un pays. Les possibilités existent et l’histoire de la cinématographie du Maghreb l’atteste. Il faut juste les exposer au grand jour. »
Cette deuxième  édition du festival culturel du cinéma maghrébin ambitionne de poser les jalons d’un débat en vue d’un lendemain meilleur pour le cinéma maghrébin au moyen d’un effort conjugué par les professionnels maghrébins du cinéma, à l’instar des expériences tentées dans d’autres entités géographiques. 38 films ont été retenus dans les trois catégories en compétition, dont 11 longs métrages, 17 courts métrages et 10 documentaires. Au total, 11 films algériens, 11 marocains, 12 tunisiens, deux films mauritaniens et deux autres libyens sont en lice pour décrocher l’«Amayas d’or» (léopard en langue amazighe).
La Tunisie est présente  avec « Eziara » ou "Lune noire", de Nawfel Saheb-Ettaba, "Bastardo", de Néjib Belkadhi, "Challat de Tunis", de Kaouther Ben Hania et "Bab el fella", de Moslah Kraiem .En marge de cette deuxième édition, seront organisées deux tables rondes. La première    intitulée «L’image du Maghrébin dans le cinéma en France et en Europe» sera modérée par l’universitaire Fadhéla Méhal. La deuxième conférence porte sur la thématique, «Quelles sont les tendances actuelles dans l’écriture du scénario au Maghreb ?» Le  film algérien, tunisien, marocain, mauritanien ou libyen, n’est vu que par les festivaliers du Maghreb lors des manifestations cinématographiques. Puisse cette 2ème  édition du Festival culturel du film maghrébin d’Alger offrir une occasion et une tribune au débat, à la réflexion commune, à la recherche solidaire des voies et moyens à même de lever les entraves au rayonnement du film maghrébin au Maghreb.

 

 Kamel Bouaouina