El Hamra, cet éternel carrefour culturel - Le Temps Tunisie
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Théâtre

El Hamra, cet éternel carrefour culturel

Dimanche 1 Juin 2014
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Théâtre..El Hamra, cet éternel carrefour culturel

Après la tournée européenne très réussie, place à la formation. A Al Hamra, on ne connaît pas de répit, soit on joue, soit on forme, les spectacles et les ateliers s’alternent constamment; c’est la vocation qu’il s’est donnée sous la direction d’Ezzeddine Gannoun, ce grand dramaturge infatigable. Le grand succès qu’a connu la pièce « Monstranum’s » que ce soit en Tunisie ou en Europe a donné des ailes aussi bien à lui qu’à toute l’équipe, Leila Toubel en Tête, l’auteure du texte, cette autre grande dramaturge et comédienne. Donc, le directeur et fondateur du Théâtre El Hamra repart pour une nouvelle aventure en quête de nouveaux talons en vue de forger une nouvelle pléiade d’acteurs, en Tunisie, et ailleurs, dans la sphère arabo-africaine.

Un projet arabo-africain subventionné par des Européens !

C’est dans ce cadre que le centre arabo-africain de formation et de recherches théâtrales organise la 60ème action qui aura lieu du 02 au 14 juin 2014 au théâtre « El Hamra ». Deux ateliers seront mis en place, l’un pour la formation d’acteurs : 6ème promotion/2ème degré, l’autre, pour la formation de dramaturges : 5ème promotion/1er degré. Trente jeunes professionnels de quatorze nationalités investiront le Théâtre El Hamra pour caresser leurs rêves et partager la noblesse de l’art théâtral. Ils viendront du Sénégal, du Burkina Faso, du Bénin, de Djibouti, du Rwanda, du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Palestine, d’Egypte, du Liban, de l’Irak, du Maroc, de la Libye et bien sûr de la Tunisie. Des journées pleines de travail et d’émotions nous attendent. La démonstration publique des travaux aura lieu, le samedi 14 juin, à 19h à El Hamra. Pendant près de deux semaines, ce théâtre sera aussi bien un lieu d’apprentissage qu’un carrefour culturel où la convivialité sera à l’honneur. Ces travaux seront financés par Doen Fondation, cette fondation hollandaise qui soutient chaque année plus de deux cents pionniers culturels et sociaux, individus et entreprises dans le monde, sachant qu’il n’y a aucun bailleur de fonds arabe, ni africain, ni tunisien, pour un centre arabo-africain, qui, par ailleurs, n’a reçu aucune subvention de la part de notre ministère de la culture, depuis sa création en 2001. Ce centre est destiné aux jeunes professionnels issus des pays arabes et africains et opérant dans toutes les spécialités des arts, métiers et techniques de la scène. Ses objectifs sont multiples. Il vise, tout d’abord, à établir un pont et faire naître des passerelles entre l’Afrique et le monde arabe. Ces deux régions souffrent d’une rupture de dialogue, d’échange et d’une méconnaissance mutuelle malgré la richesse de la diversité des deux cultures. Il tend, ensuite, à créer un vivier où seront fédérées les énergies créatrices et les expériences théâtrales arabo-africaines. Enfin, il projette de mettre en place un réseau d’échange sud/sud et nord/sud en matière de formation, de production et de diffusion. Le centre arabo-africain est un centre unique dans le monde arabe et en Afrique. Il assure une offre consciente de la réalité et des conditions dans lesquelles vivent et travaillent les jeunes professionnels arabes et africains. Le centre prend à sa charge tous les frais relatifs à la participation des artistes aux ateliers de formation (transport international et local, hébergement, restauration et argent de poche). L’importance du centre apparaît surtout à travers la compétence et le positionnement international des pédagogues et formateurs.

Enfin, sachez que la dernière représentation de l’année de « Monstranum’s » aura lieu le 7 juin prochain à Al Hamra. Elle sera sous-titrée en français.

Faouzi Ksibi