39 ans de militantisme journalistique au sein d’une authentique école - Le Temps Tunisie
Tunis Mercredi 14 Novembre 2018

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L’éditorial: Le 1er juin 1975 : naissance du Temps

39 ans de militantisme journalistique au sein d’une authentique école

Dimanche 1 Juin 2014
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Le 1er juin 1975 : naissance du Temps : 39 ans de militantisme journalistique au sein d’une authentique école

En 75, feu Habib Cheikrouhou, le Beuve Mery tunisien était visité par une inspiration lumineuse : pourquoi pas un journal en langue française pour donner le change, dans une saine émulation, à notre sœur ainée l’immortelle Assabah ?

Il n’y avait pas beaucoup de supports à l’époque en langue française dans les Kiosques. Mais dès que l’establishment de l’époque avec ses pesanteurs, son conservatisme et ses relents réactionnaires, eut vent du projet, ce fut le branle-bas. Comment le fondateur de DAR Assabah vint-il à bout des forces de rétention? Il a tout simplement convaincu Bourguiba que la jeunesse tunisienne, qui s’éveillait aux idéologies enseignées dans les facs et qui était à la recherche d’une identité, pouvait être canalisée dans ses potentialités et que « Le Temps » se proposait de le faire. De fait « Le Temps » a été baptisé, depuis, le journal des jeunes, mais se traçait déjà une ligne de conduite : légaliste, militante, prospectiviste et ouverture sur les société et sur le monde.

L’équipe de 75, celle qui confectionna le premier numéro du Temps était très jeune. Mais elle était encadrée parce que dans son empressement à s’affirmer, elle pouvait pêcher par des réminiscences juvéniles. Et ce fut le grand voyage. Comme les autres supports de DAR Assabah, Le Temps a traversé de sérieuses  bourrasques. C’est qu’il ya eu aussi un plan de déstabilisation de DAR Assabah, qu’on accusait degigantisme au point qu’un ancien ministre de l’information déclarait qu’il était là pour combattre le « Hersantisme »…

Il n’empêche : dans sa jeunesse, chaque jour renouvelée aujourd’hui, Le Temps apportait un bol d’oxygène dans un monde des médias opaque et verrouillé. 39ans après, Le Temps a-t-il gagné son pari? Le temps, qui ne fait pas de concessions, ni de casuistique aura encore tout le temps de se prononcer.

Raouf KHALSI