« Etre Tunisien : Opinions Croisées » - Le Temps Tunisie
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2018

Editions Nirvana

« Etre Tunisien : Opinions Croisées »

Dimanche 25 Mai 2014
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Editions Nirvana.. « Etre Tunisien : Opinions Croisées »

Dernière publication des éditions Nirvana, « Etre Tunisien : Opinions Croisées » rassemble une douzaine de textes qui traitent de la tunisianité et de la citoyenneté. Ces différents textes représentent une expérience insolite. Mise à l’œuvre durant l’année 2011 – 2012 sous forme de cycle de conférences-débats, ces « rendez-vous » mensuels furent organisés par l’Association Tunisienne des Etudes Historiques et accueillis généreusement, par le Club Culturel Tahar Haddad.

Cet ouvrage prend la valeur d’un « manifeste » écrit à plusieurs mains, celles des chercheurs universitaires qui proposent leurs points de vue, sur une question, à la fois savante et citoyenne, et celles également, des créateurs rendant compte de la complexité de la réalité présente, par le truchement de la production / prestation / déconstruction d’œuvres d’art ; dont la finalité pourrait éventuellement, être la restitution d’une vue d’ensemble sur ce que pourrait bien vouloir dire « être tunisien ».

Ce « manifeste » donc s’articule autour de deux axes complémentaires : une première partie entièrement réservée à la question du legs patrimonial génétique, linguistique, politique, historique et anthropologique d’une contrée plurimillénaire aux multiples appartenances africaine, maghrébine, méditerranéenne, moyen orientale, arabe et musulmane. Et une seconde partie consacrée à la façon dont les habitants d’une telle contrée subliment leur quotidien, intériorisent leur passé et imaginent leur avenir.

L’acheminement progressif de la nomination d’un espace à sa territorialisation puis à son vivre ensemble s’est fait par le truchement de l’héritage génétique, de la richesse linguistique, de la façon dont on prend en charge l’altérité, les minorités, et les crédos de modernisation et de construction de l’Etat-nation.

Scrutant de près cette quête de la modernité, on peut se rendre compte après la lecture de cet ouvrage des problèmes que pose notre relation aux différentes expressions artistiques, à travers la lucarne des relations, entre roman et histoire, entre projection et représentation cinématographique, entre intonation vocale et composition musicale, entre poésie classique et nouvelles formes d’expression verbale et entre expression picturale et identité traditionnelle.

Il est toutefois à noter qu’il faudrait plutôt inscrire les différents éclairages réunis dans cet ouvrage dans une temporalité non achevée, rejoignant l’intitulé phare des rendez-vous programmés par l’Association Tunisienne des Etudes Historiques et qui viennent aujourd’hui grâce au savoir faire des éditions Nirvana à publication sous l’exclamation Etre tunisien, ne posant la question de la « tunisianité » que pour l’inscrire dans un devenir en mutation, celui des auteurs de cet ouvrage comme celui de tous les tunisiens.