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2018

Ouverture hier du Salon de la Bourse et des Services Financiers « Investia 2014 »

Investir autrement

Vendredi 23 Mai 2014
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• La Bourse de Tunis signe 3 conventions avec la Bourse d’Alger, la Bourse d’Abidjan et l’UTICA

La Bourse de Tunis, cette alternative indispensable au financement de l’économie parallèlement au circuit traditionnel, a connu au cours de ces deux dernières années un élan quantitatif remarquable. La cote continue de séduire les entreprises tunisiennes en quête d’expansion et de recapitalisation et ce malgré la fluctuation ou encore la tendance baissière de l’indice boursier Tunindex  qui a clôturé la séance dernière avec une baisse de 0,24%. Il faut dire que la Bourse interagit avec son environnement externe notamment politique, économique et social et subit par ricochet directement ou indirectement les différents dandinements. Ceci dit cette baisse de régime n’exclut pas l’engouement des entreprises tunisiennes au marché financier. La deuxième édition du  Salon de la Bourse et des Services Financiers « Investia 2014 »  ouvert hier au siège de l’UTICA et qui se poursuit jusqu’au 24 du mois courant est une nouvelle occasion qui se présente aux investisseurs et aux acteurs financiers désireux promouvoir et dynamiser davantage la Bourse de Tunis.
Investia 2014 s’articule cette année autour de trois axes : la formation et l’information ; la rencontre et l’échange.  Le Salon été l’occasion d’animer le débat autour des moyens à même de développer le marché financier de manière à hisser sa contribution dans le financement de l’économie, notamment par le temps  qui court.

 

Salah Sayel, Président du Conseil du Marché Financier  au Temps
« Le marché alternatif toujours en deçà des attentes. 9 entreprises sont introduites sur le marché alternatif depuis son lancement en 2007 dont 7 valeurs introduites post-Révolution »

 

«  Investia 2014 est un rendez-vous très important pour la sphère financière,  boursière et pour le monde des affaires en général. Plusieurs sujets brûlants ont été débattus en marge du Salon. Je retiendrai particulièrement la restructuration du marché de capitaux en Tunisie, chose qui est d’une importance cruciale à mon sens et c’est la première fois je crois qu’on aborde ce thème en Tunisie.  Il y a d’autre part une volonté manifeste de réformer le marché financier. Les panélistes ont mis l’accent sur les moyens de développer les titres de créances.   Le marché alternatif a été également parmi le centre d’intérêt des intervenants. Un marché qui peine à décoller et les réalisations sont en deçà des espérances. Au total 9 entreprises sont introduites sur le marché alternatif depuis son lancement en 2007 dont 7 valeurs introduites post-Révolution. Or, les PME  tunisiennes constituent 90% du tissu économique et emploient plus de 70% de la population active. Ces entités ont plus que jamais besoin de diversifier leurs sources de financements outre les circuits traditionnels. Du fait, les intervenants au salon ont mis l’accent sur les plans d’actions idoines permettant d’offrir à ces entités productives des produits de financement à des conditions de marché tout en favorisant un climat de confiance pour les épargnants et les investisseurs. D’où la transparence et l’intégrité du marché qui sont des conditions nécessaires au développement de ce marché qui reste un vecteur de financement et de croissance incontournable pour les entreprises tunisiennes en quête de refinancement, d’expansion ou de prospérité. Diversifier les sources de financement dont les SICAR, le marché principal ou secondaire, s’avère indispensable pour les entreprises tunisiennes. Il faut de ce fait éliminer les obstacles qui entravent le développement de ces mécanismes de financement dont les restrictions fiscales et les carences au niveau de la culture boursière. En marge du Salon, trois conventions de partenariat ont été conclus par la Bourse de Tunis et respectivement la Bourse d’Alger, la Bourse d’Abidjan et  l’UTICA. L’échange de savoir et de savoir faire demeure important pour la dynamisation de la cote et  lui permettre d’atteindre la vitesse de croisière»

 

Yosr GUERFEL AKKARI

 

 

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