Course vers l’inconnu - Le Temps Tunisie
Tunis Vendredi 4 Décembre 2020

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2020

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Course vers l’inconnu

Samedi 21 Novembre 2020
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Par Faouzi SNOUSSI

La Tunisie va de mal en pis et rien ne va plus, avec des dirigeants qui ont vidé, en dix ans les caisses de l’Etat. Des milliards ont été dépensés pour « cicatriser les plaies » des professionnels de la politique et des charlatans de la religion. Ennahdha a pris les rênes du pouvoir, depuis dix ans… et on ne peut constater les dégâts qui ont été faits.

Des centaines de milliers d’ex-tolards ont été injectés dans la fonction publique pour bloquer tous les services fournis aux citoyens. Et, voilà qu’on n’arrive plus à être crédibles au sein des institutions internationales et, particulièrement, régionales, en n’ayant plus les moyens pour payer notre cotisation à l’Union africaine.

Le constat est amer, et il n’y a plus lieu de se taire, face aux agissements du mouvement islamiste qui cherche à faire mainmise sur tous les rouages de l’administration et qui opère de manière à saper les fondements de l’Etat moderne.

C’est une calamité jamais vu dans le passé que les Tunisiens sont en train d’endurer. Plus rien ne marche comme il faut, et tout le monde se tait face une nouvelle classe de politiciens, d’hommes d’affaires véreux, de trafiquants et des contestataires qui se répartissent le gâteau, avec toute la rancœur qu’ils portent aux Tunisiens et sans aucune considération pour ce qui peut advenir du pays.

Pour les connaisseurs et les experts, peut-on nous donner un seul acquis pour la Tunisie, depuis que nous avons accepté cette nouvelle dictature ? On peut affirmer la main sur le cœur que c’est le contraire qui se passe. D’ailleurs, il suffit de voir ce qu’a fait le gourou des frères musulmans, depuis qu’il est président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Le projet d’asservissement du peuple tunisien est en marche, avec la bénédiction des puissances étrangères qui ont « fomenté » le « printemps arabe » en Tunisie, afin de se débarrasser des islamistes qu’ils avaient accueillis et qui commençaient à leur empoisonner la vie.

Maintenant, en Tunisie, rien ne va plus… un endettement jamais atteint et on ne sait pas où est passé l’argent que nous avons emprunté. La production du phosphate, principale richesse du pays, est en panne, depuis dix ans, et elle a été suivie par l’arrêt de la production des hydrocarbures, depuis le démarrage du champ Nawara. L’agriculture ne rapporte plus rien aux agriculteurs, malgré la hausse des prix… et on en passe. Et on ne va pas finir d’en baver !