Le devoir de résilience… - Le Temps Tunisie
Tunis Mercredi 28 Octobre 2020

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2020

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Le devoir de résilience…

Samedi 17 Octobre 2020
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Êtrelucide est une exigence. Être défaitiste, une faute de goût. Mea-culpa.

 

Par Samia HARRAR

Il n’y aurait qu’une seule lueur, à peine tremblante, comme une bougie, à la lumière vacillante, pour éclairer un pan de nuit, il ne faudra pas la quitter du regard. Si elle éclaire, c’est pour que quelqu’un, quelque part, perdu dans un nulle part, dont il ne sait, justement, vers où, il pourrait le conduire, puisse se frayer un chemin, et arriver là, où il voulait arriver.

Ce n’est pas facile de remettre un pays sur pied. Ce n’est pas facile, mais ce n’est pas impossible. Il faut, opposer beaucoup de résistance, à tous les visages de l’adversité qui en menacent la souveraineté, lorsque tant de combats ont été menés, par les pères fondateurs du pays, pour que le pays, justement, puisse choisir la voie de la résilience, à chaque fois qu’un faux-pas, aura manqué de le faire trébucher. Afin que l’espoir, partout, puisse se lever comme un seul homme, afin de tordre le coup, sans pitié ni remords, à tout ce qui en entravait l’émergence, cherchant à lui tenir la tête dans l’eau, lorsqu’il y avait appel d’air.

La Tunisie attend de chacun de nous, chacun à sa mesure, chacun dans sa sphère d’activité et d’influence, d’avoir le réflexe de donner, lorsque c’est l’exigence de l’heure et qu’elle est sans appel, quand bien même l’on aurait touché le fond des fonds, ce coup de talon, salvateur, qui permettra, lorsqu’il y a risque de noyade, de sortir hors de l’eau, pour atteindre la rive. Et respirer…

Pourquoi il faut le donner ce « coup de talon » ? Tout simplement parce que le pays, vaut toujours le coup. Quand bien même l’on serait, dans son âme et conscience, un « citoyen du monde », il importe toujours, qu’il y ait un point d’ancrage, un sens des origines, une appartenance, et une histoire commune, qui lie, une « poignée d’individus », à une terre, où dorment les ancêtres, à un « terreau », qui fait qu’il y aura toujours, une filiation, une « transmission », si la chaîne n’est pas rompue.

Il ne faudrait pas qu’elle soit rompue.