Décès d’Ahmed Ben Salah - Le Temps Tunisie
Tunis Vendredi 30 Octobre 2020

Suivez-nous

Oct.
31
2020

Syndicaliste et ancien ministre :

Décès d’Ahmed Ben Salah

Jeudi 17 Septembre 2020
نسخة للطباعة

Son départ marque la fin d’une époque, surtout qu’il a marqué de son empreinte un pan de l’Histoire de la Tunisie, avec son expérience du socialiste. Certes, cette orientation a été avortée, pour différentes raisons, mais il reste, quand même, le syndicaliste à qui le leader Habib Bourguiba a donné confiance, pour un certain temps, pour initier cette expérience, en vue de faire sortir le pays du sous-développement.

Ahmed Ben Salah, syndicaliste, homme politique et ancien ministre s'est éteint, hier, mercredi 16 septembre 2020, à l'âge de 94 ans, selon l’annonce faite par l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) sur sa page " Facebook ".

Le défunt a été admis, le 11 septembre courant, à l'hôpital militaire de Tunis, suite à un malaise. Le chef du gouvernement Hichem Méchichi, le président du parlement Rached Ghannouchi et le patron de la centrale syndicale Noureddine Taboubi s'étaient rendus à son chevet.

Dans un faire-part, le bureau exécutif de l'UGTT a déploré la mort d'un fervent défenseur des droits des ouvriers qui a occupé le poste de secrétaire général de l'organisation (1954-1956) et contribué de manière significative à l'indépendance de la Tunisie.

Né le 13 janvier 1926 à Moknine, gouvernorat de Monastir, feu Ahmed Ben Salah est un militant politique de longue date, il était plusieurs fois ministres sous l'ère Bourguiba.

Ce dernier l'a choisi pour mettre en œuvre une politique économique fondée sur la planification en lui confiant le portefeuille des finances en 1961. Le premier portefeuille ministériel lui a été attribué en 1957 (Ministère de la Santé). En 1968, il a été désigné à la tête du ministère de l'Education.

Le nom de Ben Salah est associé à l'expérience des coopératives ; une politique qu'il a lui-même incarnée et qui s'est soldée par un échec, lui ayant valu son éviction du gouvernement et son incarcération.

En 1970, il a été poursuivi en justice pour "haute trahison" et condamné à 10 de prison ferme. En 1973, il s'est évadé de sa prison pour se rendre en Algérie puis en Europe où il a fondé un parti d’opposition, le Mouvement de l'unité populaire (MUP) à référence nationaliste.

En 1988, il a regagné la Tunisie à la faveur d'une grâce présidentielle accordée par le président Ben Ali.

 

En ces douloureuses circonstance, Le Temps présente ses condoléances à la famille du défunt et prient Dieu pour l’accueillir dans sa sainte miséricorde.