Réagir d’urgence ! - Le Temps Tunisie
Tunis Lundi 19 Octobre 2020

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Réagir d’urgence !

Lundi 14 Septembre 2020
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Certains mouvements sociaux tournent, parfois, au banditisme et au piétinement des droits d’autrui, surtout que la loi universellement connue indique explicitement que « vos droits s’arrêtent là où commencent ceux des autres ».

Malheureusement, ce principe est foulé aux pieds, avec des grèves sauvages, des « opérations commandées » par des forces occultes, avec, à la fin, des actes qui empêchent les travailleurs de se rendre à leurs postes, afin de gagner leur pain quotidien.

Ce qui s’est passé, dernièrement, avec la compagnie pétrolière OMV en est la meilleure illustration de ce phénomène, et le résultat en est qu’au moins, 2000 employés seront mis en chômage dans la région de Tataouine et les salaires du personnel de la société sont déjà réduits à hauteur de 40% et une autre révision à la baisse est toujours possible.

Certes, l’entreprise pétrolière qui a accompagné le développement du secteur de l’énergie, en Tunisie, n’est pas une œuvre caritative et son objectif est de gagner de l’argent. Et, comme elle n’en gagne pas, c’est la classe laborieuse qui en paie les frais, comme toujours, et ce sont d’autres familles qui vont connaître les affres de la dégradation de leur pouvoir d’achat, avec la perspective de gonfler, aussi, les rangs des chômeurs.

Dans tout cela, à qui la faute ? Bien sûr, ce n’est ni les sit-ineurs d’El Kamour ou les grévistes du transport public, ni, encore, ces habitants victimes des coupures d’eau sans préavis ou ceux qui revendiquent le développement. 

Le mal vient des décideurs politiques qui ont fait des promesses qu’ils ne peuvent pas honorer. C’est, aussi, la faute de la dizaine de gouvernements qui se sont succédé, depuis la Révolution, et qui n’ont rien fait pour le développement des régions déshéritées et oubliées. Et à cela s’ajoute l’absence de réactivité du pouvoir central et celui régional, pour dire la vérité sur l’état des lieux et de faire ce qui est possible, afin de calmer les tensions.

Le plus grand mal est, aussi, l’absence de la confiance entre gouvernants et gouvernés, avec des gouvernements qui ont laissé un héritage lourd et infect à leurs successeurs. C’est, encore, cette Assemblée des représentants du peuple (ARP) qui n’est préoccupée que des intérêts personnels et partisans, surtout que la menace pèse sur le gouvernement de Hichem Méchichi, moins d’un mois, après sa mise en place.

Des solutions possibles… ce serait, plutôt, des miracles qu’il faut à la Tunisie, pour ne pas sombrer !