Corona et autres fléaux - Le Temps Tunisie
Tunis Lundi 19 Octobre 2020

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Corona et autres fléaux

Vendredi 11 Septembre 2020
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On la suit à la trace et elle fait des dégâts, seulement pas autant que les accidents de la route, en Tunisie, ou les morts d’autres maladies chroniques et de longue durée. Et, pourtant, les séniors, les adultes, les femmes enceintes, les femmes en général, et les enfants, surtout, qui résistent à ce fléau. On a de l’endurance, en Tunisie, surtout que le Covid n’est pas pire que cette gangrène de politiciens qui nous usent jusqu’à l’os, simplement pour se faire plaisir, avec le sadisme qu’il faut pour nous faire regretter de les avoir élus.

Certes, les citoyens tunisiens n’avaient pas l’embarras du choix, avec pas moins de 227 partis sur la scène et leurs dirigeants, pour un but ou pour un autre, se prévalent d’être des leaders. Mais, au bout du compte, on ne trouve qu’une dizaine de partis dont les responsables font les clowns, parfois avec un esprit arrogant, et, d’autres fois, en se présentant dociles comme des brebis qui couvent leur bébés.

Le Covid, chez nous, est une manne, parce qu’il n’est pas aussi meurtrier que ces politiciens. Il n’a fait, heureusement, pas plus d’une centaine de victime, jusqu’à maintenant, alors que d’autres maladies, même bénignes, des erreurs médicales, des maladies chroniques ont fait plus de morts, surtout qu’il y a une pénurie de médicaments récurrente, que les hôpitaux sont tellement encombrés et que les médecins n’arrivent plus à diagnostiquer la véritable maladie, chez les patients qu’ils auscultent, par dizaines, chaque jour, dans des hôpitaux qui ne répondent pas au minimum nécessaire de matériel et de ressources humaines.

Mais, le pire, c’est que le stress de la vie quotidienne est en train de faire davantage de victimes, avec des morts par centaines et par milliers. Ces gens qui n’arrivent plus à boucler le mois avec leurs salaires, ces pères de familles qui n’arrivent plus à acheter un kilo de viande pour leurs enfants, ces fonctionnaires et ces salariés qui n’arrivent pas à boucler le mois, avec des salaires de misère, cette dégradation du pouvoir d’achat qui ne permet plus aux commerçants d’écouler leurs marchandises… C’est le pire des crimes que nos pouvoirs publics sont en train de commettre.

Le pire fléau, en Tunisie, ce n’est pas le Covid-19 que nous sommes arrivés à vaincre, ni les aléas de la vie quotidienne… c’est cette classe politique que nous sommes obligés de supporter et qui est à l’origine de tous les malheurs du pays. La politique nous tue à petit feu. Et on ne sait pas jusqu’à quand, nos malheurs vont se poursuivre !

 

Faouzi SNOUSSI