Guerre de tranchées - Le Temps Tunisie
Tunis Vendredi 30 Octobre 2020

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Guerre de tranchées

Mercredi 2 Septembre 2020
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chaque fois qu’une lueur d’espoir s’allume chez les citoyens, les politiciens font vite pour l’éteindre et replonger le pays dans un marasme et une crise dont on ne voit pas le bout. Et la séance de vote de confiance au gouvernement de Hichem Méchichi, par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), n’a pas dérogé à cette règle, puisque ce vote s’est transformé, rapidement, en guerre de tranchées, en vue d’un replacement, pour les uns, et des tentatives pour conduire à la dissolution de l’ARP, pour les autres.

Mais, il semble que l’objectif ultime, pour le mouvement Ennahdha, est d’isoler le président de la République Kaïs Saïed, surtout qu’elle est en train de tout faire, pour attirer le chef du gouvernement désigné, dans son giron, ce qui ne semble pas acquis d’avance.

Et, dans le cirque qu’on a présenté au peuple, hier, il ne s’agit plus de programme économique ou social, mais, simplement, de tractations de coulisses, afin de changer 7 ministres –comme la rumeur qui circule veut le faire croire- au niveau de portefeuilles régaliens.

Tout cela se déroule sans aucune attention aux attentes d’un peuple excédé et qui ne peut plus endurer ces errements, dans un hémicycle censé défendre ses intérêts suprêmes.

Ali Hermassi du bloc de la Réforme l’a bien signifié en faisant observer que la succession de gouvernements est un signe d'instabilité et envoie des messages négatifs aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. "La Tunisie ne supportera pas davantage de soubresauts et de flou, ce qui exige de voter la confiance à ce gouvernement", a-t-il estimé.

Il est heureux, aussi, que l’on parle de faire sortir le pays de la décennie "de l'échec et de la régression", surtout que cette décennie a pesé lourd sur tous les secteurs d’activité et sur la vie du citoyen.

Au grand dam des citoyens, le bras-de-fer entre le président de la République, Kaïs Saïed et Rached Ghannouchi, est venu attiser le feu de la discorde, sans qu’il y ait une possibilité d’entente, surtout que le mouvement islamiste ne veut pas perdre la place qu’il s’est forgée, par tous les moyens possibles, sur la scène politique.

En outre, l’éparpillement des forces, au sein de l’ARP ne peut pas permettre de présager un meilleur avenir, avec ces forces occultes qui ne sont obnubilées que par leurs intérêts personnels restreints et ceux de leurs partis, et les beaux jours, pour la Tunisie, ne sont pas pour demain, si on continue sur la même voie.