veulent détrôner Trump - Le Temps Tunisie
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2020

A l’aide des réseaux sociaux

veulent détrôner Trump

Lundi 10 Août 2020
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Malik Arif –Stagiaire

Les réseaux sociaux étaient depuis belle lurette un soutien d’une importance capitale pour la réussite de Trump lors des élections de 2016 et presque toutes les enquêtes menées dans ce sens ont évoqué le rôle vital de Facebook et de Twitter dans la mise en beauté de l’image politique du président américain. Pour l’heure la donne a beaucoup changé parce que le « Team Trump » (équipe de campagne) se trouve d’ores et déjà privée de l’apport de Tweeter, le réseau social le plus utilisé par Trump et qui compte à l’heure actuelle environ 80 millions d’abonnés. En contrepartie, les dirigeants de ces plateformes n’arrêtent pas de l’accuser de désinformation, de publication de contenus racistes contre le « Black Lives Matter » et de fake-news à propos du Covid-19 en relation bien sûr avec la Chine et l’Organisation Mondiale de Santé. 

Pour commencer, Trump a profité des réseaux Twitter et Facebook pour arracher une très importante victoire en face de Hillary Clinton lors des élections de 2016, ensuite, il y a eu une volte-face au cours du mandat de ce président controversé tout de suite après s’être engagé dans une guerre commerciale contre la Chine en imposant des sanctions à l’Union Européenne. Du coup la facture a été trop salée et la riposte ne se fait pas attendre longtemps, et s’est manifestée illico par l’augmentation des impôts prélevés sur les réseaux Facebook, Amazon et Twitter !  De même, en 2018, la filiale française du groupe américain Facebook a payé 5,72 millions d'euros contre 1,96 millions d'euros l'année précédente, environ le triple, selon des documents fiscaux dévoilés par le journal économique Le Journal du Net.  

Les démocrates, favoris

Ce revirement de la situation a donné l’avantage à Biden et au parti démocrate suite notamment aux mouvements antiracistes et au mouvement anti-dé confinement dans presque tout le pays (les USA comptent plus 4 millions de cas de Covid-19) en plus du phénomène généralisé de crimes racistes juste après l’incident de George Floyd. Facebook et Tweeter ont soutenu ses mouvements par les campagnes de sensibilisation dirigées par des personnes influentes du moins politiquement comme l’ex-président américain Barak Obama et l’ex-candidat américain Bernie Sanders. Ils ont facilité l’organisation de plusieurs manifestations, ils ont diffusé une myriade de vidéos (entre autres les séquences virales du Coronavirus) pour la mise à nue la recrudescence du racisme et de l’islamophobie des Républicains. Le patron de Facebook Mark Zuckerberg, a affirmé dans une déclaration à la CNN qu’il n’avait "aucun accord d’aucune sorte" avec le président Trump mis à part les quelques entretiens du temps d’Obama.

Sur fond de relations conflictuelles, les vidéos publiées par Trump ne sont plus les bienvenues sur les réseaux Twitter et Facebook. Et l’on s’attaque de plus en plus à cette image de Trump le nationaliste en multipliant les critiques acerbes contre les mesures prises par l’administration de Trump pour entraver la propagation du Covid 19, il est même accusé par un penchant excessif à servir les intérêts des riches au lieu de s’intéresser à la santé du peuple américain ravagé par cette pandémie. En définitive il semble que le rôle de Trump fait partie des oublittes et pour ces réseaux, il est considéré comme étant un obstacle à leurs intérêts sur le marché international. L’idéologie de Trump anti-globaliste déstabilise leurs plans de réussite.  De plus, la présence des milliardaires comme Rupert Merdock, qui était l’allié de Trump, rend impossible sa victoire lors des prochains scrutins. Merdock qui se trouve gêné par la guerre froide sino-américaine, a pu allonger largement ses tentacules parmi les hautes sphères influentes dans ces réseaux internationaux, il les manipule et il les gère autant et comme il veut. 

Pour conclure, ces plateformes peuvent être l’obstacle qui sépare le président américain de son second mandat. L’administration Trump déploie tous les efforts possibles et nécessaires et met de la pression sur les grandes firmes en vue de réussir la campagne électorale lors du scrutin de novembre 2020 et éviter, coûte que coûte, une défaite colossale face aux clan démocrate.