« La vérité et la justice sont souveraines, car elles seules assurent la grandeur des nations ». Emile Zola - Le Temps Tunisie
Tunis Vendredi 30 Octobre 2020

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Oct.
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2020

Du côté du prétoire

« La vérité et la justice sont souveraines, car elles seules assurent la grandeur des nations ». Emile Zola

Dimanche 12 Juillet 2020
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LE TEMPS - Ahmed NEMLAGHI

Palais de justice

Elections du nouveau bureau de l’ATJA

 

Plus de 200 jeunes avocats ont participé la semaine dernière aux élections du nouveau bureau de l’Association tunisienne des jeunes avocats(ATJA). Me Tarak Harakati, qui assurait durant le précédent mandat le poste de secrétaire général, a été élu en tant que président de cette association, prenant ainsi le relais à son ancien président Me Yacine Younsi. La vice-présidence de l’association a été confiée à Me Hayfa Dridi, le secrétariat général à Me Mohamed Mortadha Mourou et la trésorerie à Me Wafa Alibi. Les autres avocats sont membres du bureau directeur. Il s’agit des : Mes Adnane Abidi, Tahar Dalleli, Farés Manaï, Nidhal Salhi et Youssef Béji.

Pour l’histoire, rappelons que l’ATJA a été instituée en 1971 et son visa avait été délivré par Ahmed Mestiri, alors ministre de l’Intérieur. Parmi ses membres fondateurs, il y avait feu Me Abderrahmane El Hila, Me Lazhar Karoui Chebbi, Me Mansour Cheffi, Me Hamadi Baccar Me Mohamed Ennouri.

 

Tribunal administratif :

Réquisitions contestées

A l’audience du 8 juillet 2020 et devant la 2ème chambre du tribunal administratif, a été plaidée par Me Hamadi Baccar, constitué par Abdessalem Abou Zentaya, homme d’affaires et neveu de Kadhafi, retenu abusivement en prison sous la troïka, avec la tentation de subir le même sort de Baghdadi Mahmoudi. Celui-ci fut en effet retenu prisonnier dans l’attente d’une transaction, avec la partie libyenne. En 2012 il a finalement été livré dans des conditions assez mystérieuses alors qu’il avait demandé l’asile politique.

Pour la plupart des défenseurs des droits de l'Homme, cette extradition était en effet contraire à la loi, ne correspondant à aucune règle de droit national et international en la matière. C’est sur cette base que la présenta affaire a été plaidée. Elle est mise en délibéré pour le 18 juillet 2020.

 

Association des avocats et juristes méditerranéens:

Cinquantenaire et initiatives 

engagées et engageantes

 

Créée en 1971, l’association des avocats et juristes méditerranéens (AJAM) est cette année âgée de 50 ans. Ce fut en marge du 10ème congrès de l’association internationale des jeunes avocats qui se tenait à Washington, qu’une élite d’avocats maghrébins dont Me Hamadi. Baccar, Me Samir Annabi qui nous a quittés jeudi dernier, a convenu de s’associer à des confrères européens pour instituer l’AJAM. Des nouvelles rencontres se succédèrent ultérieurement en Espagne (Alicante), Sicile, Egypte, Malte, Libye et Tunisie.

Le cinquantenaire sera marqué par des initiatives engagées et engageantes, à savoir le congrès de l’Union internationale des avocats (UIA) au Mexique, la conférence des plaidoiries à Caen, le jumelage des capitales romaines avec Sbeïtla en Tunisie, Liptis Magna en Libye et Palmyre (Tadmour) en Syrie.

 

Association des magistrats tunisiens (AMT) :

Parfaire le processus de la Justice

 

Le 4 et le 5 juillet 2020  s’est tenu  le 14ème congrès de l’association des magistrats tunisiens à Monastir sous le thème :  «  parfaire l’édifice  de la justice pour l’indépendance de la magistrature », et  dans lequel étaient représentés outre le  conseil supérieur de la magistrature (CSM) et les grands pontifes de la justice, le ministre des droits de l’Homme Ayachi El Hammami, ainsi que plusieurs associations des droits de l’Homme, telles que la Ligue tunisienne des droits de l’Homme(LTDH) , la haute autorité  indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) et bien sur les partenaires du secteur médiatique.

Réélu pour la deuxième fois consécutive à la tête de l’AMT, Anas Lahmadi, a expliqué au cours d’une interview  à la chaîne nationale, qu’il est nécessaire de revoir le processus de la justice d’une manière générale tant concernant l’organisation les tribunaux judicaires  et  administratifs et que concernant la  situation des magistrats   afin qu’il puisse rendre la justice de manière sereine et en toute indépendance, n’ayant aucun autre ascendant que la loi. En ce qui concerne la Cour constitutionnelle, Anas Lahmadi a fait observer que cette instance suprême est indispensable, car elle permet de vérifier si les lois, sur la base desquelles les jugements sont prononcés, sont conformes à la Constitution.

 

Ces nobles figures qui nous quittent

 

Décès de Me Samir Annabi

Vendredi dernier a été accompagné 

à sa dernière demeure, au cimetière du Jellaz

Me Samir Annabi, 

avocat à la cour de cassation.

En présence, de plusieurs dizaines d’avocats, parmi lesquels quelques anciens bâtonniers, ainsi que de plusieurs personnalités venues lui faire un dernier adieu, Brahim Bouderbala, l’actuel bâtonnier de l’Ordre national a prononcé une oraison funèbre par laquelle il a passé en revue le cursus de 50 ans de cet érudit, éminent juriste, ténor du barreau et fin lettré.

Figure emblématique, tant du barreau que du monde juridique, il était fin connaisseur du    droit international ainsi que du droit de l’arbitrage dont il était parmi les plus grands spécialistes. Hautement considéré aussi bien auprès de ses confrères qu’auprès de ses amis et de tous ceux qui l’ont connu et côtoyé grâce à ses grandes qualités, sa courtoisie et sa gentillesse, outre son humilité dénotant de sa précieuse trempe.

Fils du magistrat feu Mahmoud Annabi, ancien président de la Cour de cassation, Me Samir Annabi a une triple formation juridique, en Tunisie, en France et aux Etats Unis.  Inscrit au barreau en 1969, il fut membre de l’ordre durant les années quatre-vingt.

Il a été à la tête de l’instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), dans laquelle il a pris le relais à feu Abdelfattah Amor, ainsi qu’à la tête de l’Institut supérieur pour la profession d’avocat.

Me Samir Annabi était en outre échéphile remarquable et membre de la fédération des échecs de Tunis.

Il a tant laissé de bons souvenirs, qu’on ne peut jamais l’oublier.

Paix à son âme.

 

Nous apprenons également le décès :

-De la mère de Me Thouraya Jeribi ,  ministre de la justice.

La défunte a été inhumée le 6 juillet 2020, au cimetière d’Ezzahra.

-De la mère de Me Samia Hedhli avocat à Béja

La défunte a été inhumé la semaine dernière à Béja.

Puisse Dieu Le Tout Puissant, leur accorder Son Infinie Miséricorde et les accueillir en Son Eternel Paradis.

 

A.N.