Amnesty International relaie l'appel au secours - Le Temps Tunisie
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Sep.
18
2020

Situation de crise à bord de l’Ocean Viking

Amnesty International relaie l'appel au secours

Dimanche 5 Juillet 2020
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Amnesty International a appelé hier le gouvernement français à intervenir pour débloquer la situation de crise à bord de l’Ocean Viking, le navire humanitaire de l’association SOS Méditerranée qui cherche en vain un port pour débarquer 180 migrants secourus en mer Méditerranée.

“La France doit intervenir auprès des autorités italiennes et maltaises pour que les personnes puissent débarquer sans tarder dans un port sûr. La France doit aussi apporter un soutien concret et s’engager à accueillir un certain nombre de ces personnes pour mettre fin à leur calvaire qui dure depuis trop longtemps”, a déclaré dans un communiqué la présidente d’Amnesty International France, Cécile Coudriou.

SOS Méditerranée a déclaré que la situation à bord du navire relevait de “l’état d’urgence” et rappelé qu’elle se heurtait au rejet de ses demandes de débarquement par les autorités maritimes italiennes et maltaises.

“L’Ocean Viking a été déclaré en état d’urgence, la situation à bord s’est détériorée au point que la sécurité des 180 rescapés et de l’équipage ne puisse plus être garantie”, écrit l’ONG, évoquant dans un communiqué “six tentatives de suicide par des rescapés en 24 heures”.

SOS Méditerranée souligne que sur les 180 rescapés secourus au cours de quatre opérations distinctes, on dénombre 25 mineurs dont 17 sont non accompagnés. L’une des deux femmes à bord est enceinte de 5 mois.

Après avoir interrompu pendant trois mois son action en raison de l’épidémie de coronavirus, l’Ocean Viking a quitté le port de Marseille le 22 juin dernier pour reprendre ses opérations de sauvetage en mer.

“Depuis des années, la vie de personnes rescapées est entre les mains des Etats européens, qui, de leur côté, tergiversent pour organiser un mécanisme pérenne de solidarité pour partager l’accueil de femmes, d’enfants et d’hommes”, ajoute la présidente d’Amnesty International France, qui estime que “cette absence de volonté d’anticipation est dangereuse, voire meurtrière”.