Ennahdha «n’a pas pardonné» ! - Le Temps Tunisie
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2021

Khaled Krichi :

Ennahdha «n’a pas pardonné» !

Mardi 9 Juin 2020
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Le député Khaled Krichi (Echaab) a déclaré lundi que la demande de retrait de son parti et de Tahya Tounès du gouvernement, réclamée par Ennahdha est une réaction à l'attachement d'Echaab au "gouvernement du président" et son rejet du gouvernement de Habib Jemli (proposé par Ennahdha).

Ennahdha n'a toujours pas pu "pardonner" à Echaab de lui avoir ôté le monopole du pouvoir, a-t-il poursuivi.

Krichi a affirmé que son parti n'a pas quitté le gouvernement qui, a-t-il estimé, " est sur la bonne voie".

Selon lui, ce gouvernement, qui est celui du président, et non d'Ennahdha qui doit travailler avec les partis plutôt que de les utiliser.

Celui qui cherche à faire tomber le gouvernement doit se baser sur les mécanismes constitutionnels, a-t-il préconisé. Le député voit dans le désir d'Ennahdha de destituer le gouvernement, une reconnaissance de son échec étant donné que le mouvement en est sa principale composante.

Krichi a encore fait observer que les accusations adressées par Ennahdha au mouvement Echaab (16 députés), en rapport avec la plénière consacrée à la motion du Parti destourien libre, ne sont qu'un prétexte dissimulant une volonté d'élargir la coalition au pouvoir au parti Qalb Tounès.

A noter que le dirigeant d'Echaab Salem Labiadh avait écrit dans une publication dimanche, sur sa page Facebook, que le gouvernement Fakhfakh ne tombera pas s’il perd le soutien d'Ennahdha.

Ce gouvernement ne sera menacé qu'au cas où 109 députés lui retirent la confiance, a-t-il poursuivi, soulignant que le pays est une responsabilité et que l'intérêt de la patrie doit être placé au-dessus de ceux des partis.

Dans des déclarations précédentes, le secrétaire général du mouvement Echaab, avait estimé qu'Ennahdha est "gêné" par la présence de son parti au pouvoir.

Au cours de la semaine dernière, le président du groupe Ennahdha au parlement Noureddine Bhiri a accusé le mouvement Echaab d’alliance avec le parti destourien Libre (PDL), soulignant que cette attitude persiste, elle rendra l’appartenance d’Echaab à la coalition au pouvoir insensé.

Selon lui, Echaab est censé soutenir la coalition gouvernementale mais il a choisi, lors de la dernière plénière, de s’aligner avec le PDL en votant pour la motion de ce parti et visé le président du parlement par des propos diffamatoires.