La part de l’héritage de la femme, une question de proximité familiale - Le Temps Tunisie
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2020

LE DROIT DES GENS DANS LE CORAN ET LA SUNNAH

La part de l’héritage de la femme, une question de proximité familiale

Vendredi 22 Mai 2020
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Le Coran, comme l’avaient montré de nombreux penseurs musulmans modernes, n’avait pas pour objectif d’élaborer un code juridique apportant des réponses à tous les cas possibles. Il s’est contenté de donner des solutions à des problèmes partiels et concrets qu’affrontèrent les membres de la nouvelle communauté musulmane. Il cherchait avant tout à faire avancer les principes d’équité et de justice dans une société où le régime de transmission des biens et les conditions sociales des femmes étaient loin de répondre à de tels principes.

Un conseil d’Ulémas tenu à Djeddah en 2015 a publié les conclusions suivantes concernant cette question :

« Il y a plus de dix cas où une femme hérite plus qu'un homme. En outre, il y a des cas où une femme hérite alors qu'un homme n’hérite pas, comme dans le cas d'une femme qui est décédé en laissant derrière elle un mari (il obtient la moitié), et d'une mère (elle obtient la sixième), et deux sœurs d'une mère (elles obtiennent un tiers), et un frère d'un père (il n’hérite rien). Ou dans le cas d'un homme qui est mort laissant derrière lui une fille (elle reçoit la moitié), et le reste est distribué au reste des hommes ou des femmes, même s’ils étaient dans des dizaines. En ce qui concerne la règle de « l'homme prend deux fois la part de la femme », la loi islamique lorsqu'elle a pris en compte les trois critères à tenir en compte : le degré et la force de parenté entre l'héritier (mâle ou femelle) et le défunt, le niveau de l'héritier dans la chronologie des générations, et la charge financière qui est nécessaire à l'héritier à propos de sa responsabilité envers les autres. Notez que l'application de cette règle est limitée à seulement cinq cas où la femme hérite d'un tiers de l'homme, à savoir:  Le cas d'une fille avec un fils, le cas d'un petit-fils avec une petite-fille, le cas de frère et sœur, le  cas du frère du père et de la tante paternelle, le cas où l'héritage est seulement pour les parents: la mère obtient un tiers et le père obtient deux tiers.

La comparaison entre parts de mâle et de femelle doit prendre en compte le même niveau de proximité : ascendance, descendance, collatéralité » Ce n’est donc pas une question de sexisme ou de ségrégation de genre.